Bulletin de la Lir/vr. p. tiO
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ter bien au-dessous de ce que fonl en réalité les instilutours jusque dans les écoles de village. M. Tlialamas ne sait peut- Hre pas que, depuis bien des années, tous les procédés de renseignement moral sont sans cesse passés au crible par les itistiluteurs eux-mt^tnesdans Icsconférences pédagogiques sous la direction des inspecteurs primaires et de l'inspecteur d'Académie, dans chaque arrondissement, dans chaque département de la France, et, qu'apiès examen, les méthodes sont arrêtées dans le détail le plus minutieux.
Quoi qu'il en soit de ces insuffisances, le rapport de .M. Tlialamas ne contenait rien, en somme, qui ne fût en harmonie avec les principes que la Ligue représente, et tous les libres osprils ne peuvent que souscrire à. sa conclusion : -< La morale laïque devant être enseignée à tous les citoyens, elle doit pouvoir s'accommoder de toutes les croyances (et même de toutes les absences de croyances, philosophiques ou mystiques) ; clic doit les respecter toutes et ne s'appuyer sur aucune '. »
Malheureusement, M. Thalamas ne put assister au Congrès pour défendre cette excellente formule contre ses collègues impatients de nouveauté. Le rapporteur du Congrès, M. Le Foyer, nous appren<l que les plus vives discussions s'élevèrent dans la Comiiiission, et il consigne même cette circonstance que l'accord ne put se faire « qu'après le Champagne '-)>. Il se fit sur le vote de la motion suivante :
" Le Congrès déclare que tout enseignement laïque et moral doit s'inspirer des principes suivants :
«La morale est le produitde l'évolution humaine. Par son perfectionnement méthodique elle devient de plus en plus scientifique. Elle est exclusivement laïque. Elle a un objet purement humain qui est de régler les rapports entre les hommes et entre les peuples, suivant h's lois de la raison et d'après les données do la science •*. »
La pn-mière proposition n'est qu'un truisme inoflensif. La nioialt' est un produit de révolution humaine aussi bien que