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l'art el (|ue la science. Il n'y a personne au inonde pour le conlesler ; les théologiens les plus enlf^lés de surnaturel n'ont cessé de proclamer, depuis saint Augustin jusqu'à l.éon XIII, que « les v«^rilés morales sonlconnuesparlaluinière naturelle delà raison «.Pour la troisième proposition qui affirme que la morale laïque est exclusivement laicpie, elle ne parait pas moins incontestable, de même qu'il est incontestable que la nierait' chrétienne, ou la morale bouddhiste, ou la morale musulmane ne sont pas laïques du tout. Beste la deuxième pi'Oposilion : la n)orale devient de plus en plus scientifique. Voilà ridée nouvelle que le rapport de M. Thalamas n'avait pas introduite et qui l'ut sans doute apportée par les membres de la gauche du Congrès : elle constitue « le pas en avant » (ail par la Ligue au Congrès d'Amiens.
Quel en est le sens el quelle en est la valeur? Elle aurait bien besoin d'être éclaircie. Malheureusement on ne trouve que pou de lumière dans le rapport de M. Le Foyer, qui fut chargé par la Commission de présenter ce vœu au Congrès. De cette communication qui souleva, paraît-il, un grand enthousiasme', je détache les dernières phrases, qui sont les plus instructives : « Nous avons dit à l'homme [sic) :... La morale est la forme supérieure du devoir, du passage de l'homogène à l'hétérogène (s/c), la conciliation du moi et du non-moi, du subjectif à l'objectif !.s«V}, l'accommodation de l'homme au milieu el du milieu à l'iiomme... La Iti'publique ne serait rien si elle n'était pas une morale. Eh bien, en définissant la morale laïque, en faisant de Ihomme le but de la morale et de la morale le but de l'homme, je crois que nous aurons, à ce Congrès d'Amiens, contribué à fonder sur ses bases indestructibles, aussi bien morales que matérielles, la Republique que nous aimons. '> La morale, passage de l'homogèneàl'hétérogène.accommodaliondu milieu à l'homme, but de l'homme qui est le but de la morale ? On se demande comment il est possible que, sur un pareil sujet, dépareilles balivernes aient excité « de vifs applaudissements». C'est une chose qui surprend et qui afflige qu'une grande société comme la Ligue ■de l'Enseignement ne trouve, pour traiter les questions les