Voir le rapport de M. Bourguignon, p
plus graves el les plus hautes qu'elle puisse aboider, que des personnes aussi n)anifeslenu'nt étrangères aux choses de l'esprit.
Le rapport qui suivit, de M. Gourdon, « irune éloquence moins cnlraluanlo •<, pour parler comme le ra[)porlcur génélal, M. bourguignon, témoigne aussi de bt:aucoup de préiipilation et de quelque légèreté. Itésumant les propositions de M. Thalamas qu'il n'avait pas eu sans doute le temps d«^ liicn lire, M. Gourdon lui fait dire que la morale est enseignée au Lycée dans les deux dernières classes, en rhétorique et en philosophie, ce qui est faux, tandis que M. Thalamas avait pailé des deux classes terminales : la philosophie ouïes mathématiques. Dans l'expression du vœu relatif à la question du patriotisme k l'école, il est dit « que la detinilion du patriotisme ne doit pas être défigurée par les ignorances chauvines ou nalionalistes » : c'est l'ordre du jour improvisé d'une réunion publique. A la première réflexion, il paraît à tous que l'on doit souhaiter que celle grande idée de la patrie, lorsqu'on la présente aux enfants, ne soit défigurée par aucune ignorance, de quelque côlé qu'elle vienne, pas plus par « les ignorances » internationalistes (jiie par « le* ignorances » chauvines.
Je rapporterai encore un exemple de ces raisonnements élastiques quisontfoit à lamode pour rattacher au principedc la laïcité les revendications d'un parti. Personne no s'étonnera que la Ligue soit favorable aux aspirationsdes instituteurs et qu'elle a|)puie, auprès des pouvoirs publics, leurs demandes les plus légitimes. Ktil ne lui serait pas iliflicile de les justilicr. 11 suffirait do montrer qu'avec les traitements actuels le corps des instituteurs a de la peine à se recruter el que l'ofïre ne répond plus à la demande. Mais cela est bien trop -impie pour les grands raisoiineuis de la morale laïi|ue. Ils prét(!ndent enfermer le socialisme tout entier dans les principes de la libre pensée. Ils font donc sortir de ce principi^ le relèvement du traitement des insliiuteurs! Le lecteur ne pourrait s'empêcher de croire à une erreur ou à une exagé ration de ma part, si je ne mettais sous ses yeux lelexle ménw du rapport de M. (iourdon*. « Knseigner la morale, c'est subs-