Slalislique de r Enseignement primaire, Vil
p. CXHI.
4. Gazes, Annuaire de l'Enseignement primaire, 1904. p. 433- 436. — « Dans la Creuse, écrit M. Bruneau, inspecteur d'Académie, il n'existe pas dix caisses des écoles, et encore presque aucune n'a rempli le vaste programme qui lui était tracé par la loi » {Revue pédagogique, lij mai 1905, p. 427).
10 l'ÉCOLK DAUJOLUDllLl
Lurliclo relalifaux coinniissions scolaires a renconlré les mômi.'s dédains et subi les mûmes entorses. L'Etat insista, mais cela ne servit de. rien : lorsqu'on 19ul une circulaire ministérielle nouvelle ordonna que ces commissions fussent réorganisées et que les préfets avisassent à leur convocation régulière*, on se heurta tout de suite, dans un certain nombre de localités, à l'indolence du maire, (jui de par la loi les préside, et qui néglig^ca «le les réunir. Avec un zèle qui brave les échecs, les congrès de la Ligue de l'Hlnseignemcnt s'essaient encore à réveiller ces torpeurs rétives; mais le bilan qu'ils dressent de l'action des commissions scolaires est passablement décourageant-. Aux côtés du maire, quelques conseillers municipaux formaient le plus souvent ces commissions; pouvait-on leur demander de compromellre leur réélection en importunant tel père de famille rebelle, en allant même jusqu'à lechàtier? Le droit de punir, qui leur était reconnu par la loi, était pour eux une gène, presque une paralysie : dans le village, où rapidement les haines s'éveillent, les commissions scolaires ont eu peur de leurs prérogatives, elles avaient trop de pouvoy's pour oser se permettre d'exister, elles sont retombées dans le néant.