Vnluine, 18 avril 1903. p
2. Voir, en [•nrliciilicr, //m//p///i delà l.ii/ne Française de l'Ensei- 'jnetiienl, ocl<»l)re-(i(''i('iubro Htfll, p. H()-il,"> et et o5'J-ot>3 ; — et <"i-«lcs90iis, aux Docutneitls, p. 21'.lil siiiv.
LE PÉltlL PKIMAIKE 11
« Les commissions scolaires, explique M. Bruncau, inspecteurd'Acad<^mie à Guorct, ne subsistent ilaus aucune commune du département (Je la Creuse; dans les autres départements, elles ont disparu à pou prèsde partout, sauf dans les grands centres'. » L'Oise, dont presque toutes les communes possèdent des commissions scolaires actives-, est une exception ; et M. Grandvilliers, au congrès amiénois de la Ligue de l'Enseignement, nous semble avoir eu raison de souhaiter que dans les localités de moins de 5.000 habitants, cette institution fût franchement supprimée^. Lorsque les mœurs donnent l'exemple d'une infraction constante à la loi, il est bon que la loi, avec une sorte de respect humain, se taise et s'efîace. Quant aux grands centres, il en estcertains, comme Boulogne, comme Saint-Quentin^, où ces commissions paraissent rendre d'éminents services; on cite ces exemples avec honneur, plutôt qu'avec confiance.
Car, en général, ce n'est pas seulement par la négligence qu'elles mettent à vivre, que les commissions scolaires ont découragé toute espérance; c'est, plus encore, lorsque d'aventure elles vivent, par le mauvais vouloir que trop souvent elles