Revue pédagogique, 15 mai 1905, [>.43i
2. Bulletin delà Ligue de l'Enseignement , octobre-décembre 1904, p. 539.
3. Bulletin de la Ligue de rEnseignement,oclohre-décemhTei90iy p. 424.
4. Bulletin de lu Ligue de VEnseignement, octobre-décembre 1904, p. 415.
12 l'école D*AL'JOrHI)'llUl
tiMiioifincnt à rendroil même de la loi dont elles sont les gardiennes. « Klles sont intervenues fort rarement pour seconder le vœu du législateur, et presque toujours pour le contrarier », écrivait en 1889 M. Dre} fus-Brisac'. La doléance se retrouve, en lî)Ui, sous la plume de M. l'inspecteur général Gazes : « La plupart du temps, nous dit-il, les commissions scolaires, qui devaient servir de levier à l'obligation, en ont été l'achoppement. » Et celte année môme, enlin, M. Forfer, inspecteur d'académie de l'Aisne, écrivait, sans illusions comme sans ambages, que les commissions scolaires n'ont rien produit, et qu'elles ne produisent rien -'.
De-(>^, de-là, les projets de réforme surgissent; d'aucuns espèrent, avec M. Beurdeley, que ces organismes auraient plus d'efficacité et plus de liberté, s'ils fonctionnaient pour tout un canton ' ; d'autres demandent, avec M. Gazes* et M. de
1. Cité dans Cazos, Annuaire de V Enseignement primaire, 1904. p. 42;"i. — Il semble qu'à l'avance, Jules Ferry hiiuièino ait refloulé ce résultat : «Savez-vous quelleestnia crainte? dis.iit-il il la Cliaiiiltre, le l'O fléceiubre ls8(l, ce n'ert pas que les coiniiiissiuns srcilaires abusent du pouvoir que vou.s allez leur confier, ma crainte est (ju'elles soient trop induli;enlcs, que si. peiidaiil un certain tenijiB, on ne les suit pas de très près, et si lAdiMinislration n'est pas là pour les surveiller et les stimuler, elle.-" ne tiennent un trop grand compte de toutes les considéralions locales et surtout personnelles. » {Discours et opinions, IV, p 114.)