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Congrès des Amicales de 1900. p

3. « L'instituteur, malgré les beaux discours avec lesquels on le berne, n'est-il pas l'éternel prolétaire? » (Bûcheron, Reine corporative, 8 novembre 1903. p. 42). — « Le Parlement de 1904 aura, une fuis de plus, berné les instituteurs, qui, avec raison, se plaindront et désespéreront. -■> {Revue corfioralive. 17 janvier 1904, p. 127.)

4. Le Matin ayant, en juin 1904, fait une campagne pour que les institutetirs fussent l'objet d'une fournée de décorations, le comité d'entente entre les Amicales de la Seine répliqua que

iiioiil, il ii"(;st pas inalaisé de surprendre j)arl'ois, sur certainos lèvies radicales, l'expression de quelque mauvaise liumeur el même de quelcjue déliance à l'endroil du personnel primaire. « La H('publi(|U(' a deuxenueiuis, disait naguère, en une boulade, le préi'et d'un grand déparlemenl : U' moin(î, d'ahord, et puis l'instituteur, car l'inslituleur n'est plus républicain, ni radical, ni socialiste, il est anarchiste. » Vinj^l ans durant, nos hommes politiques, lorsque devant eux on médisait des instituteurs, ébauchaient, tous ensemble, le geste protestataire et scandalisé des dévots qui entendent médire de leur cur(' ' ; l'accueil que lit la majorité républicaine de la Chambre, en juin iUOi, aux révélations de M. (Jlrosjean sur la crise du patriotisme, témoigne que les susceptibilités sont devenues moins chatouilleuses et que le j)arti républicain ne veut plus accej)ter à l'avance et dune façon systématique la responsabilité de tous les propos el de tous les actes auxquels peuvent s'abandonner, au fond de leurs écoles ou dans la vie publitiue, certains maîtres aventuieux. L'har-

re (|ii il faut, c'est l'aincliorution iIls traiteiiunls. cl l'indcpL-nilanco et la îjt'curité mieux garanties, [liulleliit de la ^einaitie, .S juin r.iOi.) — Cf. Lucien IJoutet, Dénwvralie unirersitiiire, iii juin l'Jl);), p. 83. Il n'est pas jusqu'à la Lii/ue de l'Knseit/nfinnil, accusée de s'intéresser beaucoup |)lus aux œuvres ptist-scolaires qu'à l'uuiélioration du sort des instituteurs, qui ne soit attaquée dans les colonnes de la Démocratie universilaire. I. « Les instituteurs, rjue nous considérons tous comme les meilleurs serviteurs de la Hépublique », disait encore, en 19o:<, M. licpm.ile, rapporteur du budyet [l ulume,i:i}uiii l'Mi, [>. li'ii)].

LE PÉRIL I'IUMAIIIF: k>

monie entre la R('piibli(jiic et l'instituteur, consacrée naguère par l'onction presque religieuse de M. Ferdinand Buisson, est désormais troublée; de mois en mois, les fausses notes vont se multipliant.

L'instituteur ne veut pus ôlre toujours, ainsi (pi'il (lit en son langage, le mulet de l'Université ' ; en toute occurrence, cemulet se cabreet se révolte.

S'agit-il des cours d'adultes, les menaces de grève qu'adresse à certains inspecteurs d'académie leur personnel d'instituteurs, et le cri de : « A bas les œuvres post-scolaires ! » qui retentit dans les colonnes de certaines revues, déconcertent l'optimisme de M. Edouard Petit, toujours prêt a célébrer, dans ses rapports annuels, le (( généreux dévouement » des maîtres de nos écoles ■'.

S"agit-il délections au conseil départemental de l'enseignement primaire, les circulaires des

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