‹ L'école d'aujourd'huiChapitre 28 sur 113 · Bulletin lie l'Amicale du JurUy mars 1904, p. oi · texte numérisé non relu

Bulletin lie l'Amicale du JurUy mars 1904, p. oi

2. Maurice Faure. Poui- rUniversi/é républicaine, p. 131 (Paris. Cornt'iy. I'i03) vantait encore, il y a peu de temps, le « concours ardent et désintéressé des instituteurs aux œuvres post-scolaires ». Mais dans une revue même à laquelle M. .Maurice Faure avait donné une lettre denconra^xement, revue destinée à la « défense (le l'université républicaine » et intitulée la Dëmocralie universitaire, paraissait, le 2."i novembre 1904 (p. 212-213\ un appel en faveur de la grève des œuvres post-scolaires, signalées comme un « cancer. » \'oir cet appel ci-dessous, p. 2.)9 et suiv..aux Documents, ainsi qu'un autre article publie par la uiéme revue, le 10 avril 1905 {p. U-i3) contre les œuvres parasitaires. Balz, Manuel fléuëral, 24 juin 190"j, p. 1 •"•. note l'inquiétude qui pointe dans le dernier rapport d'Edouard l'^-tit : tout a une fin, même le dévouement.

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insliluteursqui posonlleiir candiilalures'ullonf^eiif en une sôrie de revemlicalions hétérogènes, et traitent toutes sortes de questions, sauf celles pour los<juelles le conseil déj)artempntal est compétent': « Je me demande en vérité, lisait-on dernièrement dans un journal pédagogique, ce <|ue les auteurs de ces circulaires auraient bien pu dire de plus s'ils avaient eu à hri^^aier un mandat de député '-^ ».

Mais c'est surtout au jour le jour, dans les manifestations des Amicai<'s^ qu'il est curieux d'épier le nouvel état d'esj^rit et de sentir se révolt(Mcertaines soutTrances ou certaines convoitises. 1! suflil d'observer ces manifestations pour eonslalcique les rapports entre la Hépublique et les instituteurs entrent dans une phase nouvelle; et volontiers dt'linirions-nous cette phase en disant <ju'uue partie du personnel scolaire, sous la pression de certaiues iniluences, se croit appelée à jouer un rôle décisir dans la lutte des classes •.

{. Les déh'K'K'^ a" •"••n^cil «loparleiiiciil.il ilf l.i Mjivi'iiiu; pri> leslrnt. en lltOU, contre in eirculaire nunisU'iii'lle inlenli>!inl au\ ronsfil.s dépîniernentaiix détnettre des vu'iix en dehor.-^ des <|iiestioQS péda^of^iqiies. [lii-rio- rovpnratirr, 22 niivcniljre l'.Ki;!. p. Hi.;

2 HmIz, Miiniifl f/rneral, 4 février 100 '.. — Mapprncher le Ion ave. lerjnel certaines revues pcda)îof,'iques iiarlt:nl souvent de'< atilnrilcs nniversitain's, voire nn-nje dn conseil supérieur, ipia lifie lie <■ catar^oinhes » Récite l'orpoiative, 20 décembre l'.iOii. p. 'Ml .

.1. Des 1«94, M. Doux, préfet du Tarn, simpiiétail, dans nu • lix ..iirs pubiii-, de la l'Milalinn a iaipielle s'abanilonii.iicnt icr

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Voilà le (Jt-rnicr terme de la politique militante dans laquelle, à l'encontre des conseils de Jules l'erry, les primaires s'engagèrent ou se laissèrent engager : l'instituteur qui parle et agit en tribun révolutiounaire conimt-nce à n'être plus une rareté.

L'adjdiiil, à cet égard, enchérit sur le directeur d'école ' : Y Emancipation de F Instituteur^ fondée à Paris par de jeunes adjoints-, possède dans les Bouches-du-Hliùne une section qui glorifie solennellement la mémoire de Louise Michel'; et les <( 80.000 instituteurs socialistes », que nous annonce à brève échéance le journal pédagogique de M. (lustave Hervé, trouveront dans les cadres de r Émancipation une encourageante hospitalité. On s'efforce d'établir, dans le bulletin de ce groupe, que le plus humble commis expéditionnaire de la j)rt''reclure fsl mieux rémunéré que les maîtres de l'école primaire ; les <- eunuques sans conscience -■ qui peipétuent celle iniquité sont insolemment llétris'. «< Déjeunez sans hâte pendant que noM> mettons les bouchées doubles, signifie à un ins-

t.ùns maitri's d'école, prédicateurs de coliectivibine Revue ;>'■iltnfoçiifjae. ISiU, 11, p. 3i7-'>'i.S;.

1. Bien de [)liip ciirioux, d'ailleurs, que les insoleuces agressives à leudr(>it des directeurs d'écoles, dont fourmillent dt-s revues pedaffogiqucs rédigées par des instituteurs «dits adjoints -^ voir VEiiiaiiciputlon de l'insliluleur, janvier 1900. p. 1-2-15.

2. l.'Hnseif/iiemenI ///>»e. septembre-octobre 190 i, p. :)iO-.'J'f2. :>. L'Ensei<i»emenl libre, avril 1905, p. ^U.

-1. I.'l'.iisi'irjuemriil lib-e. nt)veuibre 190 4, p. 'i'25.

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pccloiir jtiiiiiaire d»' i'aris iiiio institulrico dilt' adjoinlo ; encaissez de iioiuhretix jetons de présence aux examens, tandis que nous faisons graluitenient des exercices supplémentaires; prenez votre retraite avec nos 5 0/0 et dormez en paix dans loubli qui vous attend ; la cause laïque ri l'avenir de la République sont plus en sine! • entre les mains d instituteurs syndiqués comnif nous qu'entre les mains rageuses d'un bourgeois autoritaire comme vous' ».

Des liens existent, dès mainicnaul, entre un cci tain nombre à" Amicales et les syndicats révoluti»»ii naires ; et la portée de ces liens fut soulignée par M. Murgier, délégué des instituteurs au Conseil supérieur de II us (rue lion j»ul»li(|ue J«>rs(jue,au congrès des«-onseils départementaux, tenu à la Ijours-' du travail de Paris, il attesta la solidarité- du prob larial priniaircavccle prob'larial ouvrier '. ( >n vil. ;i ce congrès, un membre de la comiuissioM administrative de la lluitrsr du /ravai/ m' mettre à la disposition des Amicdli'S! de» province ou de |'ari> priur les secomler dans IHrienlalioM de i-e mouvement'. Lyon ne reste pas en arrière: le H/fl/rfln (If l inion )K''(hi(i<H/(<iiif laisse augurer comme prochaine la participation des groupements d'insliluleurs à Tory-anisalion. exclusivemeiil i(''V(du-

I. I. Hiiinncipafinu ilr l'Iiisti/itlfiir, janvier \'Mn\. p. II. ■2. l.'Etispif/tinmenl lihri', mai l'.>0."i. p. 2S()--.)S|. ;i. L'Ensrii/iifinetil libre, iimi 19(l."i, p. 2S1-2S2.

tionnaiie et internationalisle, qui s'intitule la Confi'dé ration gf'iii'i'ale du trarailK Dans le Var, les instituteurs syndiqués sont entrés à la Bourse du travail : « L'expérience prouve, lit-on dans la /{évite (le f Em^eifjnemenl primaire, que le corps onseignant n'a pas à gagner à coquoler avec les partis bourgeois; il est de son devoir et de son intérêt d'aller à son allié naturel : le prolétariat manuel'. » <( On nous laisse parlotter, écrit à \ Anticale du Var le président de V Atnicale de la Soniiue, parce que c'est sans danger pour l'autorité; on tolère les vœux, sauf à les arrêter au passage. Et cela durera aussi longtemps que nous resterons groupés en Amicales; cela cessera du jour où, fondus en un puissant syndicat encadré de toutes les forces ouvrières organisées, nous joindrons notre voix à l'appel viril et conscient de tout le prolétariat '. » Dans le Morbihan aussi, dans les Côtes-du-Nord, dans la Corrèze, dans la Drôme, ^< Jean Coste et Jean Louvrier », pour reprendre le mot de M. Antonin Franchet, ont esquissé un mouvement de rapprochement''. Un instituteur parisien a personnellement organisé, dans ces der-

1. On lit il'ailli'iirs dans ce UuUi'lin qu'une déclaration Je jrrcve générale n'engagerait en rien les instituteurs, et que les instituteurs rendraient service aux ouvriers en gardant leurs enfants pendant le temps de la grève. {Journal des Inslituleurs, \ juin .t90o, p. Ii2.)

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