L'Humanité, 23 février
3. Si l'on veut étudier cette question au point de vue théorique, il faut lire, d'une part, le livre essentiel de M. Barthou : L'Action st/ndicale (Paris, 1905). et surtout son article très documenté de la Revue de J'aris (l" mars 1906) ; d'autre part, l'article de M. Jean-Paul Boncour dans la Revue socialiste de janvier 1906, où l'on n'est pas étonné de retrouver la forte dialectique de l'auteur du Fédiivalisme économique, et les articles de M. Laurin [Mouveynent socialiste, 15 mars 1905 et 15 février 1906). Quant au
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coalilioii (jui tout do suito se noue entre les iiislilu leurs syndicalistes et les syndicats révoliilionnaires et anarchistes' permet de craindif t|iie le premier résultat do l'action syndicale ne soit d'enchaîner le personnel primaire aux ambitions et aux destinées des politiciens révolutionnaires. « L'organisation syndicale, proclamaient les instituteurs do l'Aisne dans leur assemblée ^a'nérale du 7 décembre 1UU5, est l'acheminement naturel et sûr vers le régime socialiste qui doit ôtre cher aux instituteurs-. " On ne saurait, en termes plus nets, subordonner l'école primaire à une besogne politique.
Jules Ferry souhaitait que l'école servit la |)atrie, etnousentendrons, dans ce livre, Rcné(îoblet et M"" Paul Herl, M. Charles Dupuyet M.Ceorges Ley^ues, M. Paul Deschanel et les écrivains du Tc?iips, protester avec une anxieuse tristessecontre les défections partielles de l'école primaire Iran- «;aise à l'endroit du patriotisme. Un universitaire
point de vue pratic|iie, c'est en consultant la collection de VEtnanli/iiition de l'inxlilii/ciir <|u'()n se rendra le mieux compte des vis<''cs actuelles «lu syndicalisme universitaire; c'est luie lecture sin<,'ulièremenl trouliianle. et peut-rlrc n'est-il pas imprudent de pronostiipnr qu'à moins dune capitulation de IKlat, toujours |)(issil)k\ im lonilit s'(n;;af,'era, tùl ou tard, entre la thèse de i'Ktat. telle que la soulieul et telle que la maintient M. IJartliou, et la tlièse de nos <> primaires ». Kt c'en xTa fait, ce jour-là, de l'étreinte entre l'instituteur et la Uépublii|ue, dont parlait .M. Unisson.
1. Ce sont ces syndicats qui, au témoignage de M. Eugène Kourniùre, fitruient la majorité dans la ('nn/rdcralioii r/rnéiale ilu Irnidil.