‹ L'école d'aujourd'huiChapitre 32 sur 113 · Eevue pédagogique, 1882, I, p. 2iy · texte numérisé non relu

Eevue pédagogique, 1882, I, p. 2iy

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vj^loppor choz les onfanls lo seiitinn'iit patriotiqiio. T«nis los moyens lui élaicnl bons, " plume, crayon, musique », pour « réchaulTer et entretenir cette généreuse ardeur », et pour prévenir dans l'àme des petits Fran(;ais les progrès d'un « scepticisme trop facile à déguiser derrière un étalage vain de sentiments humanitaires' ». D'autresaprès lui auront la candeur ou l'intolérance de prétendre réaliser l'unité morale des Français en les asservissantà un système de négations philosophiques; si hostile ([u il fut à toute idée religieuse, voire même à toute métaphysi(|ue, Paul Bert rêvait, lui, de l'unification des Français dans le culte de la l*atrie.

Cet idéal était celui de Jules Ferry lorsque, solennellement, le 28 mai 1882, à la fêle fédérale que célébraient à Reims les sociétés de gymnastique, il déclarait « sceller un pact<' diirabb' riiln' ri'niversité de France et les gymnastes, avautgarJe pacifique de la patrie armée'-. » Un certain nombre d'instituteurs étaient là rassemblés : il fu jii'olila jiuur b'ui- faire savoir ciMjue la {{«''publique ;ill<'ii«l;iil deux. « Nous croyons, Icui- dil-il. ijuc

{. I.e Dnijifoii, '2 février 18S2, p. 42. 2. Le lh<i/te<iti, s juin |S82. p lîtO.

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rt'diiciilioli militaire no poiitUrera complèlomout dans Fios mœurs scolaires (ju'après que l'instituteur sera devenu lui-môme un professeur dos exercices militaires. » Que le métier dos armes <'ommon(,'c\t d^s ronfanco, que la manœuvre ensoignée à récolior devint ainsi pour le jeune homme une seconde nature; que l'instituteur se préoccupât d" <> incliner l'osprit des enfants aux choses militaires » : tel était le programme que Jules Ferry développait à Reims '. Dans la pensée de Ferry comme dans celle de Paul Bert, l'instituteur devait préparer la besogne de l'officier, l'école primaire do la République devait être, en qu(dque mesure, une institution militariste.

(( Que nos maîtres, lisait-on danslsiReviie Pédafjogique 2, sachent remplir dignement la haute mission qui leur est confiée, et nous aurons bientôt une jeunesse saine, robuste, exercée au métier des armes... » Les recteurs, les préfets recevaient des circulaires sur l'enseignement gymnastique et militaire dans les écoles normales primaires; des cours de vacances s'improvisaient pour apprendre aux instituteurs l'exercice du corps et du

1. I.e l'riifjcitu, l.j juin 1882, p. 198-1119. Nous reproduisons ce <liscours aux Docit/nenls, p. 2G.">, ce qui nous parait d'autant plus nécessaire que nous l'avons vainement cherché dans les sept volumes des Discours et Opinions de Jules P'erry. <^ S'il se trouvait aux fêtes de Reims des ennemis du chauvinisme, lisait-on «lans le Drapeau, 8 juin 1882, p. 18", ils ont dû passer de bien .mauvais quarts d heure. »

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