‹ L'école d'aujourd'huiChapitre 33 sur 113 · Revue péda ffoyique, 1882, II, p · texte numérisé non relu

Revue péda ffoyique, 1882, II, p

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fusil, et 1 éloqiionce officielle ne penlail aucune occa^ion «Je «lévelop[)(M" «levant eux c«'S tlitTues |»aliiotiques, «^lonl ils «Jevaionl à leur lour, chacun dans son école, èlre lo iiilfi|)r«''les écoutt's el j>assionn«''s.

A la voix «les ininistr'es «le la Héj)ul)li«4U(', la pelilc France s'armail. Les bataillons scolaires selocuiaif'ul '. .loïK'iau soMal, c'élail travailler: on essayait il y jouer gravement, avec conviction, avec la volonltî de niaili'iser laveuir. Di's cetteé()oqu(^ — il est aisé de le deviner, — un tel «dalage de militarisme portail onihrage à certains [)oliticiens ; ils se purent consoler, sinon rassurer, en songeantque ilu moins, (lourun certain nombre de bambins, raj)pàt des revu«'S militaires supplantait le |iieu\ attrait des processions. Au reste, les survivants «lu pacilism«', conscients peut-«^tr<' «le la resp«>nsabilit«'' «juils avaient eue dans nos désastres, avaient modeslemeni mis leurs «liiméi«'s en réserve ; on savait bien, dans le g«)Uverriem«'nl, qu'ils «•onlinuait>nl de les courlis«'r' : mais «t'était une liaison «jii'ou al]e«'tail de ne point «onnaître ; et l'an! Herl jiassait outre aux murmui«'s él«»uiïés de ces incorrigibles, lors«ni"il di>ail , bien haut et bien n«d : i< Nous voulons j)oui"

I. \'nii- Uioiiiiiic, CikIi' tiKiiniel des Uiihiillinis scolaiics. (l'ari.'-. l'ic.ird l'I Kaan, ISSi.i — On voyait parfois à ci'Uc é|)o(]iic, <li'insliliileiirs organiser des tirs à leurs frais {Herue jtetlaffoyi(/ui', 1N>! .. I. p. 1K8;,

l'école kt la l'Aïuir. 73

Ircolo (les fusils; oui, le fusil, le petit fusil, que renfanl approiuira à manier dès l'école, dont i'iisa^M' dcN iciidra pour lui chose instinctive, qu'il nOuMiera plus ol qu'il n'aura pas besoin de rapprendre plus lard. Car ce pelil enfant, souvenezvous-eu, c'est le citoyen de l'avenir; et dans tout citoyen, il doit y avoir un soldat, et un soldat (oujoui's j)rèl '. »

lît'y. le député de Ilsère, cherchait dans l'histoire de la Révolution française un précédent aux bataillons scolaires •. Un discutait dans les publications |)édagogiques sur les meilleurs moyens de donner l'éducation militaire à l'école. Un éditeur entreprenant sollicitait les instituteurs de lui envoyer des (* mémoires » sur la question, et promettait de récompenser les meilleurs. Il s'agissait en |)remier lieu, lisait-on dans le programme du concours,'* d'examiner si l'éducation militaire à l'école est de nature à développer chez l'enfant

1. Le Driii>e((u, "20 avril 1.S82, j>. Il>:!. — Cf. Revue pédaçiogique, 1882, l,p. 063-061, la circulaire de Jules Ferry relative à l'enseignenient jrymnustique el militaire dans les écules noruiales ; et II, p. 68-61», la circulaire de M. Buisson, relative à des cours spéciaux de gymnastique dans les écoles normales pendant les vacances. — Du passage des instituteurs sous les drapeaux, l'on escomptait à cette époque deux avantages : « Ils faciliteront le travail des instructeurs régiinentaires, en y préparant les enfants d'avance ; en leur donnant un commencement d'instruction militaire et en leur apprenant les grands devoirs qu'ils ont à remplir envers le pays ; en second lieu, anciens sous-officiers, ils apporteront à l'armée, en temps de guerre, un concours des plus précieux par leur instruction, leur savoir et leur dévouement. » [Heviie pé(la(j(t(jique. 1882, I, p. .">45-546.)

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