Revue pèchtyogifjue, 1882, II, p. 554 et suiv
los vertus civiques; si elle doit augmenter en lui <'l la force physi(jue et les sentiments île ilisci- {(line, (le dignité, de moralité, sans lesquels il n'existe pas de citoyens dignes de ce nom ». Los 4oncurrcnts devaient « dire, ensuite, si le culte de la patrie nous doit cire le plus cher et pour (jut'llcs raisons ». Une troisième (jueslion, enlin, était ainsi formulée : «< L'instituteur, alin de bien faire chérir la patrie, doit-il être lui-même un soldat; <lt)it-il à l'avenir passer par le régiment? » Cinq cent cinquante manuscrits furent envoyés, faisant tons honneur au patriotisme des instituteurs, " exprimant tous les mêmes vérités, les mêmes grandes pensées, avec une semblable foi •• ; cent (jualre vingts furent jugés dignes de récompense '.
Un dii'ecteur d"('c<de, en ce temps-là, n'avait (ju'un désir : c'était de voir (juebjue cobuiel ou quelque général- — on ne disait pas encore : des « galonnés », — gratiliri- d'un regard et d'un encoui'agement les manu'uvres du petit bataillon. Le pinceau de certains peintres se laissait séduire pur ces enlanlines parades : des tableaux cnmme le Hiroiinf., de J^Vère, ou comme l'otir hi FraïKi', «le (leolVrov, e\|»osés au Sabui de
I. Hi!riit'j)rJ,i;/o,jli/it,\ IKS.I, II, p. 4*'J, cl 1881. 1. p. KU. — Vt.ir ' i-dcssous, p. 2(iS, des fra^'iiu'iils du manuscrit rouronnr, dcul I auliMir ét/iil M. ('.. Abuut. instituteur à Novéant-lcs-l'rrs Mrurih<--el-M(.sollf .
■J. Heviie /H'iltifiDi/iiiiir, ISMi, I. |). ."is-2.
l'école et la patrie 75
1885 ', gravaient le souvenir de celte période do foi, de fraîcheur et d'enthousiasme, durant laquelle l'école avait un idéal. Vinjj;t mille exemplaires des ('liants du soldat étaient expédiés à nos maîtres primaires, caporaux improvisés de ces armées lilliputiennes- ; grâce à iM, Paul Déroulède, le nouveau corps sacerdotal que les lois scolaires préposaient à l'Ame française avait à sa disposition de beaux et vibrants cantiques. Même, des u Marseillaises » enfantines s'improvisaient, et les écoliers armés chanlaientavecune gracieuse crànerie <îes vers de M. Henri Chantavoine :
Oui, Bara, le petit lamboiir, Dont ou nous a conli' Ihi^toire, Kn allendant bal chaque jour I.e rappel dans imlre mémoire.
Nous sommes les petits soldats Du bataillon de l'Espérance; Nous e.xerçons nos petits bras A venger l'honneur de la France^.
Parallèlement à l'instruction militaire, l'instruction civique se développait : il ne fallait pas que la formation des fîmes fût en retard sur celle ■des bras. Les maisons d'éditions scolaires multi-