liecue jjrdau'igique, 1883, I, p
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lonios : ils apprenaient, et c'»''(ait le plus belélog(' que la licviir pôdagogiqué c\'\\\ on pouvoir faire, à «li'vciiir soldai de la tôlo aux pio(U'. Anioiir sacn- (II' la patrie : ainsi s'inliUilait un roman [)our la j(»unesse, auquel Paul Hort en personne mettait mit' préface-'. L'imagination des conteurs marchait «le la même allurt' (jue la verve des vulgarisateurs d'histoire ; pour orner tous ces Leaux livres exaltés que remettaient aux bons élèves les représentants delà République, le crayon des dessinalcurs inventait des scènes de bataille; et le relieur, l\ son tour, sur le rouge vif du rayonnant cartonnage, faisait resplendir quelque panoplie dorée. Il est amusant de feuilleter aujourd'hui les catalogues d'ouvrages illustrés, publiés entre ISSo et 1885 par les jeunes librairies qui pourvoyaieut aux besoins nouveaux de l'éducation nationale : dans ces documents périmés et surannés, on saisit le g(''ii(''reux paiti prisd'entraîneiuenl pali-ioli(|ue auquel étaient atla|>tées les lectures des petits b'rauçais'. A juger ces volumes, sans doute, de niulti|>les rései'ves s'imposeraient : l'on eu Irouveiait
1. Hi-rue i)t'-ilii;/ii;/iiiue, tS'.U, 11, p. 277. — Cf. Itrriie prdiit/ii f/i'/iie, 188;;. I, p. "i.;:! : M. .\Iarccllin l»i;lU't ay.iiil piil>lit' le Livre •lu siililiil franriiis, parle ;;éncr.il llliampiuniiel. i>n sniiliaite ipie ec livre lioiive sn plaee ilans toutes les écoles, jii-ipi'aii rniid liii ileniicr (le nos hameaux.
J. Ilerue ft<'(hii/iif/ii/iie, 1881, II, p. 77.
U 11 n'était pas jusipiaiix jouets militaires qui ne fus-enl en faveur auprès (les puldie itions peda^.'o-jicpies /(erKe/x-'/'*.'/",'/"/'"'. i!-S!i, 11, p. 37i-37:; .
qui mutilaient l'histoire de notre pays en la faisant dater do 1789; d'autres, — et Paul Dert, ici. avait donné l'exemple, — ne pouvaient résister h cette médiocre volupté, de faire brûler aux yeux de IcMirs jeunes lecteurs quehjues hùctiers allumés par des moines, ou de montrer des seigneurs ravageant les terres des paysans. Mais, dès que se profilait au milieu de ces pages une silhouette de soldai, dès que se déroulait une scène de guerre, la gravure, alors, était un hommage; elle se recueillait, s'alteiulrissait, prenait môme quelque chose d'emphatique; elle ennoblissait l'héroïsme commo cerlaiiis artistes du xviii' siècle ennoblissaient les vertus de famille: et finalement, victorieuse de tous les sourires, elle voulait être, et elle était, une leçon de bravoure, d'esprit militaire. La bonne et sainte petite gravure, qui savait captiver les enfants, eux qui ne songent qu'à vivre, en leur ïipprenant à niourii- 1
Plus encore que sur les livres, la Uépublique complail sur la parole de ses instituteurs, pour faire aimer la France. « De très bonne heure, disait la voix respectée du pédagogue Marion, l'on peut parler aux enfants de la pairie, mettre en a(--
HO l'école d'aujourd'hui
jivi((' dans ces joiines àmcs dos sentinienls dcj.i virils'. » Linslituloiir devait rendre élocjuenles lo ninrailles mômes de la salle de classe : Charles Hi^ot n'iclamail ([u'on y élalàt, sons les yeux d«'s enfants, des images voyantes, attachantes, représentant de heaux exemples de valeur, ou faisant resplendir les uniformes de nos soldats et de nos marins. Il demandait encore qu'il y eût danschaf|u<' école un drapeau (jui acconipai^nci'.iit la classe, et <|ue les meilleurs élèves auraient l'honneur de portier-. <- Jamais avant ce temps, éciivait en 18s;; l'inspecteur d'Académie de la .Manche, on n(^ fui plus vi\enii'nl prc'occupt' de transformer en un sentiment réiléchi Tinslincl palrioti«|ue, el en un 4ulte raisonné et consenti l'amour à demi cons- <'ient (jue la masse des hommes ressent va^ucmienl pour la |»ati"ie '. » Ainsi rinsliluteur devait pratiquer sur l'àme des enfants une sort*' de maïenticjue el leur donner pleine conscience drM-e |)alrio[isme ((u'ils portaient naturellement en eux: et s'il e>l vi'ai (juede lionne heure IimIk» herceurde l;i parole <les ancêtres dise au petit Fran(;ais ce (ju'est la France, rinsliluleur i!ev;iil pioloimci* cet écho, le