‹ L'école d'aujourd'huiChapitre 37 sur 113 · Hfviw iK'Itifini/iiiur, ISS2. Il, \>. IS · texte numérisé non relu

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2. Kniir pr<la;/ofiii{ue. 18S4. Il, [). l'.»8-l9!). — .M. Henry iiaviin! .ulmi'llail f|tic l'iiMilfs rôles de rimii^'eric scolaire était île « tlével()|)I)(;r dans l'enfant les instincts militaires et de le familiariser avec ses futurs devoirs de scddat. » ' Moruii/rd/ihics jjcdiii/ni/iifiirs. VI. 11. iJI).

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l'école et l.\ PVTPIE 81

ronimontcr, on rendre les résonances plus fortes ol j)Iiis claires, plus impérieuses aussi.

A celle belle lâche, on voyait certains maîtres dépenser toute l'ingéniosité de leur cœur : ils trouvaient pour l'éducation patriotique des procédés d'une originalité charmante. On en citait un, entre tant d'autres, qui, pour graver dans l'esprit de ses petits élèves l'histoire des vicissitudes de la patrie, marquait en lettres rouges, sur les murs de sa classe, l'anniversaire de Bouvines ou de Valmy, d'Austerlitz ou d'icna, en lettres noires l'anniversaire de Kosbach ou de Waterloo, et qui, suivant que les journées avaient été propices ou mauvaises pour la PVance, déj)loyait le drapeou de l'école ou bien le mettait en berne'. Ainsi tenus en haleine, ainsi dressés à attacher leur souffle aux péripéties de nos armes, les enfants étaient conquis par je ne sais quelle obsession de la gloire française. « N'apprenons pas à nos fils la haine, disait Charles Bigot; mais quand on nous hait ailleurs, ne le leur dissimulons pas non plus'-. » On mettait dans ces âmes, toutes fraîches et toutes neuves, la sensation du péril national ; on les rendait chatouilleuses à l'endroit de l'honneur français.

C'est à l'heure de la leçon d'histoire, surtout, que le patriotisme de l'instituteur s'exullait : « Le principal objet de l'enseignement historique

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