‹ L'école d'aujourd'huiChapitre 39 sur 113 · Revue pédagogique, 1885, II, p. 492 et suiv · texte numérisé non relu

Revue pédagogique, 1885, II, p. 492 et suiv

2. Inaugurant en 1882 la Patriole de Pîissy, Henri Martin déclarait : « Tous nos enfants commenceront d'apprendre, dés les bancs de l'école, les moyens de défendre la patrie, en même temps que ceux de la servir par leurs connaissances et par leur travail. » [Le Drapeau, '.) mars 18^2, p 8:r. Félicitant les instituteurs, en 1882, des no I ions d'agricultureipiils donnent aux enfant s le député Vermond ajoutait : <^ Mais qu'ils n'oublient pas qu'ils ont autre chose à leur apprendre encore. Avec l'amour de la vieille glèbe gauloise, il faut encore leur inculquer la haine de ceux qui l'ont violée, et cet esprit militaire dont ils auront besoin pour la défendre à l'heure du danger. » {Le Drapeau, 27 juillet 1882, p. 2i6j — Cf. ci-dessous, p. 2G8, les pages de M. About.

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sait et enseignait la foi en la patrio, non poiiil comme une notion inlellectuello, mais comme luir vie, et volontiers elle oui traité de malheureux ceux d'entre ses écoliers dont la connaissanc»*. comme dit Bossuet à propos d'un autre Credo^ n»se fût point tournée à aimer. 11 ne semblait pas. alors, que l'exubérance des sentiments patriotiquo> méritât d'être dc'préciée, que leur ferveur méritai d être contenue. <■ On prononcera le mot d('i)alri(>tisme avec quelque emphase, déclarait en iSS.") M. Krnest Lavisse; mais cela ne vaut-il pas mieux que de le dire tout bas, avec une hésitation de la langue, comme si l'on voulait se faire pardonner cette hardiesse à offenser le bon goût' ? » Nulb' phrase ne résume mieux l'état d'esprit de l'époque, les hautes inspirations (jui dominaient alors la conscience nalioiialt', la sage et vii'ile praticjue par laquelle on rexercait. Lallaire Schnaebelé pouv;iil survenir; les gouvernants de la France n'avaient pointa se demander si la l'rniice était mnralcmeiit [trèle...

C'est à cette pn-paration morale de la nation <iiit' s'applique l'école primaire, de nos jours et sous nos yeux, dans les pays qui veulent grandir ou simplement se maintenir. Sans prendre la peine,

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