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LA CRISE ACTUELLE

Les évolutions de l'école à l'endroit de l'idée de patrie : témoignage de M. Devinât. — Jugement de M. Georges Leygues sur la (Ti<.e du patriotisme à l'rcole.

I. — \U' 1886 à 1900. — Héplique des inslituteuis de la Seine, en 1880, aux avances pacilisles de M. Molkenboer. — Prédications pacifistes de M. rinspeclcur général Martel en 1900. — Tranforniation de renseignement historique à l'école primaire.

— Les projections* pacifistes » pour œuvres post-scolaires. — Le pacifisme à l'école : livres de lecture, gravures, bons points.

— Les Anùcales et le pacifisme. — Les illusions de la presse ["(■dagogiqiie en matière internationale.

II. Le courant pacifiste dans l'cnseignemenl primaire : M. Jules Payot. — Le « surhomme » primaire. — La façon de patriotisme que préconise M. Jules Payot. — Le patriotisme de M. Georges Leygues elles objections de M Jules Payot. — L'hostilité contre la polili(juc coloniale. — Critiques contre la « superstition du kilomètre carré ». — Education de l'égoisme par la pédagogie pacifiste. — Suggestions pacifistes de M. Jules Payot à l'adresse des ménages ouvriers et des « marchands de fromages ». — EUacernent de l'idée d'honneur national.

III. — Le courant révolutionnaire dans l'enseignement primaire : M. Gustave Hervé. — .\naiyse des idées de M. Hervé sur la patrie. — Sa clientèle : ([uatorze mille instituteurs. — L'Ai'cnir scolaire, organe de la lAgite internationale des instituteurs socialistes. — Les résultats de la propagande de M. Hervé. — Attaques intéressées de la presse pédagogique contre le budget de la guerre. — Les instituteurs de la Drôme et leur rêve d'un « fleuve d'or ».

l\ . — [n loiicuiirs (l(! la l'clilc Hc/nililu/in' vu vue de la mise à l'index (les livres scolaires suspects de ehauvinisiiic. — La présidence de NL Buisson : ses alléf,Mlions successives et con- Iradicloires au sujet de cette présidence. — Les « empoisonneurs» dénoncés et condamnés : Paul Hert, Burdeau, (Charles Iiip>t, MM. Charles l)ui)uy, Compayré, JosI, Fùnile Lavissc. Mabilleau, Marmontcl, Mé/ières. — Le Bon Dieu luufur : adhésion })ubliquc (le M. Buisson. — Les Amicali-s : autres dérioiici.ilions. — L7/is/oi/r (fe France de M. Hervé. — Le courant antipatri(>ti(|ue et les maisons de librairie scolaire : l'incident de M- Paul Itert.

\ . — Fondation de VUnion (/es insliliileurs Inïr/urs patriotes (mars ISIOI). — Biposie du Conjurés nimois de la paix ; vote en laveur des soldats réfractaires. — L'interpellation de M. (Jrosjean (juin 1!>04) : un vote palrioli(iue de la Chambre. — La ripostedes.l//(/tv»/es aux déclarationsde M. Chaumié. — Bevancbi' (les instituteurs pacilisli^s: échec de M. (jointe au (^)nseilsup(rieur de l'Instruction publi<pie. — Beprésailles successives du pacilisnic : 1° vote du conférés socialiste contre renseif,'ncnient du patriotisme à réC(de; 2° discussions au Conf,'rès de la l.i;/iie de i'Knsrit/nfinrnt sur la présence des mots : Par l'vpée, dans i'en-tôte des imprimés de la lArjnr, el suppression de cet entête.

VI. — Deux prutotations patriciti(|ues l'.tU.'lj : M. le ;;énéral de Néfirier ; .M. Bené (Joblet. — La crise extérieure de mai l'.tO'i. — Bésipisccnce des journaux pédaf.'o;,Mques. — Un acte de M. Bienvenu-Martin : l'exclusion du livre de .M. Hervé, — Alarmes de M. Sif,'ismond Lacmix au sujet des sympathies du personnel scolaire pour M. Hervé.

Nil. — Le Con;,'rés lillois des Amicales (août 190o). — La nomination du bureau el les manifestations C(mlre M. Boc(piill()n : portée exacte de ces incidents. — Discussions sur rensci^'ruinent d(! l'histoire. — L'histoire doit-elle servir à la « (idlure des sentiments »? — Opinion afiiiiiialive de .M. DcTinaf; oïd nion n('fîative du (Congrès. — Attitude des conf;ressiste-; lillois à l'endroit du [jatriidisme. — Kcbec du projet de déclaralion (le .M. Devinai. — Caractère limitatif de la Htrinule patrioli(pie votée. — Criti(pie de cette formule. — (Coïncidence entre lepanouissenient des diveis impérialismes nationaux et les prédications antimilitaristes des instituteurs. — l'n discours de M. Milliard sur la crise du patriotisme. — La crise à la lin de IDO.'i : les «conscients» et les • inconscients ».

nue i'^colci de riiciiiT |>r(''.s('nte iic rosscniMc (pic jnrl iiK'diociM^nu'iit i"i celle d'il v a vingt ans, l(dlo

l'école et la PATRIK 113

(liif la conçurent et la i'ondèrenl les Paul Bert, les Ferry, les Goblet, c'est ce qui résulte des déclarations légitimement chagrines de M. René Goblet, qui seul parmi ces trois initiateurs vécut assez longtemps pour assister à la déviation de l'elTort scolaire* ; et cest ce quecontirnient, sans ambages, les chefs eux-mêmes de notre enseignement primaire. Rien de plus instructif, à cet égard, qu'un article de M. Devinât, paru dans Y École nouvelle à la lin de 19U3. M. Devinât fait autorité ; directeur de l'école normale d'Autcuil, éducateur de ces jeunes hommes qui bientôt élèveront l'enfance parisienne, il les voit sentir, les écoute parler, les observe, les ausculte. L'auscultation d'ailleurs est facile : lorsque ces futurs maîtres, au lieu de chanter, comme il y a moins de vingt ans, V Hymne à /a F/a;icr -,entonnen( V f/iiernatio/iale \

1. Voir ci-dessous, aux Documents, p. 30a. des fragments de la jjrolace écrite en avril 1905 par .M. Goblet pour le livre de M. Bocquillon.

•2. Cf. lifi'ue pëdaf/ogitjue, 188(i, 1, p. 567.

3. Sur la familiarité des élèves de l'école dAuleuil et des candidats à cette école avec le chant de Vlnlernationaie, voir Boc- (juillon, op. cit., p. SG-US. et comparer les explications de M. Devinât dans l'Ecole nouvelle, 28 octobre iOO'J. p. 47-48. — .M. T.ottez, président de l'Association des anciens Elèves de 1 Ecole normale de la Seine, justifiait ainsi, en li)03, le chant de Ylnlenialionale par les délégués des Amicales au Congrès de Marseille : « S'ils ont aussi, en certaines circonstances, mêlé les couplets de notre hymne national et ceu.x de chants soi-ilisant révolutionnaires, c'est qu'ils voulaient montrer par là qu'ils aiment toujours ardemment le vieux refrain des patriotes d'il y a cent ans, mais que leur ciMur n'est point formé non plus aux idées de justice, de honte, de fraternité, qui marquent l'ascension de notre société

Ht i/i':c(ii,i: daljolud'uli

M. Doviiial poiil comprendre, sans rt'iuiiii tliinr longue en(|iirl('. (|ii('I fsl It'-tiil d'cspril où ils se complaisent aujourd'iiiii, et (juils propaneroiit demain. (î'csl un homme inlni-nu- que M. Devinai : son diagnostic a du pii\.

H y a quinze ans, l'ciil-il, l'école primaire clail plus que palriole, elle était cliauvine. On peut dire qu'elle l'était pai nécessité. La France pouvait-elle, sans déchoir, prendre aisinient son parti de la défaite et du démembrement? Les instituteurs avaient alors pour mission essentielle de collahorer a la délensc du pays et de pré[iarer, par des leçons viriles, les prochaines reciues de la caserne. C'était vraiment r.'ime de hi l'^rance qui était dans l'école. Personne n'avait alors l'idée. parmi nous, de se moquer même des Chants dn solilut...

Oïl rcconnail. <i»ms ces Irails. rrnseignemeni pi'imaire de jadis, hd (juc. dans un pri'cédent clia- [dlre. nous laNous préscnli''. Il parait (|ue le la- Ideau est de nature a faire sourire les iusliliilcuidaujtjurd'liui ; cai- M. Devinai, hès soucieux de ne point pass(M" pour un rtUrograde auprès de sc-> Jeunes collègues, les .' su|)plie de ne pas médir(> légèremenl de ce leui|is-la .

Duis, op|)osaul à linia^e du |»as>é celL' du pi'(''senl, il ajoute ;

Non seulement l'é-role laïi|in' d'aniourd'hui n'est plus l'école du patriotisme intransigeant et chauvin qu'elle était il y a quinze ans, mais on peut din- (jue ce n'est plus l'éducation prupremeid [latriolique (ju'elle met au premier ran? de ses préoccupations. Llle letid à de\enir |)ar-dessus tout, si je m'

vers la cilù de dcuinin. » {linlleHii ilf l'Associalion di's aiiririi\ i:irrrs ,/,• l'ilrolr iimnidlr i/r la S,-i„>\ «icImIut ll»0:t. p. S.

i/écoi-e r;T la patiue il5

rn'u!iii>c, quoique un peu vasruement encore, l'ccolo du proirrès (itiinocnilique, de la solidarité sociale, de lo fraternilé rt'publicaine '.

S'interrogtuinl sur les causes de ce chancre ment, M. Devinât en voit de deux sortes; les unes historiques, les autres intellectuelles. La sécurii(* rendue par Talliance russe ; la renonciation prof^ressivc à « l'espoir de recouvrer l'Alsace-Lorraine par la force des armes » ; les événements récents, enfin, (jui, paraît-il, appelèrent les instituteurs à " faire porter leurs critiques » sur l'armée : voilà les raisons de fait qui commenceraient d'expliquer r<''Volution de l'école primaire. Mais cette évolution fui moins encore l'u'uvre des circonstances que le résultat du mouvement des» esprits, sollicités, d'un côté, par le pacifisme et par une confiance un peu hâtive dans l'immédiate efficacité des idées d'arbitrage, d'un autre côté parle socialisme et par les préoccupations de la lutte de classes, qui semble plus urgente et |)lus féconde que les antagonismes nationaux-.

1. lùd/f nuurrUi'. 7 novembre 190.S, p. 41-43. — M. Devinât n'ose l)l;'inier r.e nouvel idéal, mais il redoute « que des esprits trop simples n'aillent établir une opposition fondamentale entre lo. sentiment patriotique et l'amour de l'humanité » ; et il rcmanpio qu»; les écoles allemandes, anglaises, italiennes, <• restent aujourd'hui chauvines autant que l'étaient les nôtres ». — Cf. Ecole iiourelle, 5 mars 1904, une conférence du même M. Devinât à l'Ecole libre des hautes éludes sociales ; — et Ecnlf mnivi-lle, "28 octobre 1905, p. 49-50. une série de citations par lesquelles M. Devinât précise son attitude personnelle en face des idées jKitriotiques et pacifistes.

2. (If. M. T. i..iurin. Mouvfinrnt .sdcIuUsIc. l"mars l'.lOo, p. 300-

C'osl de la péiiélralion dans l'école primaire d'un Cduraiit pacilisle et d'un courant socialiste révolutionnaire qu'est résultée la crise du patriotisme. " Sous le couvert de noms qui sont chers à nos instituteurs, écrivait récemment M. (îeorges Leygues, on a fait pénétrer, et accrédité parmi beaucoup, les doctrines les plus pernicieuses «> ; cl l'ancien ministre de l'Instruction publique, tout en voulant demeurer convaincu qut^ < la presque unanimité de nos instituteurs sont de très fermes patriotes », constatait avec effroi qu' « on emj^oisonnait la vie natiouale dans sa source », et qu' i< on semait dans l'àuie de notre jeunesse les plus abominables ferments de révolte et de liaine ' ».

Reconstituer l'histoire de cette crise ; suivre en

301 : « L'idée •^tiK-ralc ancienne (|iii donnait une unile morale an corps des instituteurs était l'idée de patrie, l'idée de revanche; ils furent les apôtres les jilus fervents, les plus convaincus de li revanche, ijuand elle était l'opinion <;énérale des Français, l.cs ouvrajies classicpies d'iiistoire et de lecture, les niorceau.\ choisis, les chants à la Déroulède traduisaient bien cette pensée donii nante; les livres de lecture : l.rs ritf'dnls de Marci'l, Tu .se;v/> siilddl, Jean l'rUirr, .)fuNsifiir l'revnst, (|ui n'ont point fait plaie i:oniplètenient, dans les écoles, aux livres impréj^nés despnl n(juveau, de solidarité et d'huuianisnie. sont intéressants à linpour analyser un état d'àiue qui faillit être «lanjjereux. Tout cel.i est loin. Les instituteurs sont devenus les meilleurs, les plus vibrants a[)olo<;istes de la paix, les plus fervents api'itrcs de la <;itc d liaruionie et de justice, et il y a à peu prés la même unanimité parmi eux pour exaller les sentiments d'humanitarisme et les idées de paix (ju'il y en avait, il y a uu)ins de dix ans, |ii»ur célébrer bs beautés «le la patrie et les j^loires <le la f,'uerre. » \. J'flile (îifuTnic lies 2.) iuiii et 19 juillet; cite dans l'Ecole jKtIriiitt' du :tl juillet 1905. — Voir ci-dessous, aux Doruntenis,

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leurs furtifs nrK'ianclres le cheminoment des deux courants qui l'ont préparée: montrer, ensuite, coniniciil ils s'unirent eniro oux et comment le premier elTel de leur fusion fui de balayer, sans trêve ni pitié, tous les petits livres scolaires usités dans lancionne école républicaine ; constater, enfin, que certaines mesures de rigueur récemnienl prises par le ministère Bouvier semblent marquer la condamnation officielle du courant socialiste révolutionnaire, mais qu'en revancbe. au dernier cong:rès des Amicales d'Instituteurs, le pacifisme a déployé ses forces en une victorieuse parade : voilà ce que nous nous proposons dans les pag-es qui suivent, et lorsque nous aurons fait comprendre la gravité du mal, rendu hommage aux premiers essais de remède, analysé les velléités ou les semblants de résipiscence, les amis de l'école et de la patrie concluront eux-mêmes dans quelle mesure et à quelles conditions ils peuvent être ra.ssurés.

En 1880. l'Association des anciens élèves de l'école normale de la Seine reçut d'un publiciste néerlandais, M. Molkenboer. une communication très pressante : il la sollicitait dadliérer à une certaine Société françaisf de la pair par lédnca-

118 L ÉCOLE IJ AUJOL'RD HLI

/ion. \jQ refus do nos irislitnlciiis fut ciiijilanl : .hlinirîiljlcs de I)on sens, ils réplicjut'rent lexliiellfnii'nl :

Que \cs insliliileurs franrais n'ont, pas à pit-voir l'éducation qui ronvicmira aux géiu'i-alioiis des siôcles fulurs, mais onl [)Our niiïîsioii d'élever les jeunes générations actuelles et de leur inspirer l'amour do leurs devoirs, au premier rang desquels se placent les devoirs envers la France;

Que les propositions de M. Molkenhoer sont contraires aux principes supérieurs de la morale, à l'honneur et auxinténM'^ de la France*.

Tel lUl le premier accueil fait parles instituteurs de la troisième liépublique aux sournoisesulopics d'un certain paciJisme : ils accenluèr(^nl inrme la vivacité de leur soubicsaut, en Taisant aflilier leur association à la Ligur des Pa/rin/cs^ récemment l'ondée.

(Jualor/.e ans se passent, et ncnis trouvons m li)()(), dans la revue pf'da^ofjiciue qui s'appelle /(• Volnnu'^ une véritaldc prédication |)acilisl('. M. l''(''li\ Maricl, inspecteur ^(Miéral de l'enseij^iu^nient primaire, en est l'auteur. Il met sous le> yeux des « citoyens instituteurs » certains vott's du (lonfj:rès de la paix, (|ui l'ont appel au concours des ('■diicaleuis contre l'espril militariste ; il explique (jue le Ir-uips n'est |)lus où l'école pri-

I. Itocquillon, op. cit., p. •i:J-4l. — A» reste, à ce iiioiuciit rm'-HKr, la Pacdarfot/ische Zi'ilitn;/, (iiirlant île l'inHialivc (ic M. Molkrnbocr, se réjouissait qu'il y eût enrorc dans le niomlf" uni- si inollcnsivo cl si douer naïveté (Heviir /irtid'jiiijiquc, ISSn, II, p. SU SI .

i.'kcole et la l'ATRir: 119

maire j)uii\ ait rc'lt'brnrlo courage i;uorrior ;il veut (|u'on eu Unisse, une l'ois pour loiiles, avec « cette •'•ducation do sauvages ' ».

Nous ne saurions trop ablu>rrerla Kuei'rt;,insiste-t-il,el dans notre enseignement nous ne saurions trop la flétrir. Mais, pour en inspirer l'horreur aux jeunes gens <[ue nous élevons, il ne suffit pas de leur décrire, sans i3n rien dissimuler, les afrocilés dont elle est cause; il est utile aussi de leur faire comprendre, grâce à. des notions d'ordre économique, à quels sacrifices inouïs la crainte des hostilités futures et les préparatifs de la défense condamnent les peuples-.

Il aine à la guerre ! haine au budget de la guerre î voilà le programme du nouvel enseignement paciliste, tel que l'élabore, au seuil du siècle nouveau, M. l'inspecteur général Martel. Depuis lors, son autorité va grandissant : il a succédé en 1904, vonime directeur de ÏA/inttaire de l'Enseignement //liijinirr. à cet Alsacien patriote qu'était M. lins- [)ecti!ur général Jost.

Adieu, dès lors, la vieille façon d'enseigner l'histoire ! In congrès d'.l;>?/c'a/e.s réuni à Marseille proclame, en 1901, que Ton doit ' faire revivre, surtout, les luttes du peuple pour conquérir des libertés et des droits», et qu'au lieu d" *' inculquer à l'écolier un chauvinisme belliqueux », on doit « faire pénétrer chez lui l'idée d'un tribunal international d'arbitrage-^ ». L'aventureuse pétulance

1. Viilnmc, •22 septeuil)re liJOÛ. p. "89 et suiv. '2. Volume. ["> septembre 1900, p. "61. ■i. Volume, 1 septembre 1901, p. 3j7.

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d'un certain nombre de jeunes maîtres s'abrite derrière ce vieu, si modérés qu'en soient les termes, pour concerter la dépréciation de nos gloires militaires. <( L'heure se rapproche, déchire allôij^remenl le secrétaire de V Ainicdlr dlnsliluleurs de la Scinr- InlV'riciire, où Ion ne vénérera plus comme des «xrands hommes ceux issus de la fumée (h's iKitailIcs'. » Halluciné par la lecture du VoliiiDr. un maître d'c'cole de l'Ain donne le si|:;nal des déboulonnements : sa petitesse se hausse pour braver la colonne Vendôme ; il annonce sa ferme décision d'arracher de son piédestal le « fauve couronné » ; el le Volume, docile, enregistre ce beau geste"'. L'insulle a des imitateurs :« Napoléon est un assassin », lit-on dans \o lUilIctin des attcinns dlrvrs de l'école in>nnale de la Seinr'\ et M. Cléuiendol, qui représente au conseil départemental les instituteurs de l'Yonne, écrira plus tard, dans la Revue de rEnseiguniHnl priiiinire. que Vachei-, l'étrangliMir de femmes, « étail un ange par rap[)ort à Napoléon '' ». Trop longtemps renseignement <» aveugle et inconscient de l'histoire .) fut .1 une (euvre de mensonge, d'injustice el de haine » : M. Murgier, «lélégué des inslilu-

\. La l'aix par le ilnnl, l!Ml3, p. \\1.

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