Ecole nouvelle, l.i murs l'.IO», p. '.(2-'J
L'f':COLE ET LA PATRIE 12.»
Dans los Conseils aux instituteurs, qu il publiait vn 1897 ', los pa^es sur le patriotisme ♦Uaient on- • on» passables. La publication de son Cours Je morale'' et tlu livre «le variétés (|u"il intitula : Les idées de M. liourru \ marque, au contraire, une atteinte sérieuse et peut-être durable à l'intégrité An sentiment patriotique, tel qu'on l'avait longleuips cultivé dans notre réj^ime scolaire. Si ces livres étaient destinés à un cénacle de pliilosoplies, le talent dont ils témoignent et la sincérité qui les anime assureraient sans doute à M. Payot une place d'é-lilL' parmi les belles âmes rêveuses tjui rsellorcent d'anticiper sur un lointain avenir. Mais ^;'est à travers les écoles primaires, charj^ées d'envisager a un point de vue national la réalité contemporaine, que s'engoiilFre le tourbillon de ses rêveries: ballottés par ce qu'elles ont de vague, <arressés par ce qu'elles ont de noble, l'esprit de l'instituteur et l'esprit de l'écolier ris(|uent de ilotter à l'aventure, et de se laisser exiler de leur époque et détourner des devoirs immédiats que <;ette époque impose. A vrai dire, les responsabilités de M. Payot,qui sont pesantes, luidevienncnt légères par la façon même dont il accueille la contradiction et dont il l'f'lude. Très expert, sans
1. Avnnl i/'enlrer dans la vie. Aux insti/ulrurs cl aux inslitufricps, conseils et directions pratiques, p. 26 4-274 Paris, Colin, 189").