‹ L'école d'aujourd'huiChapitre 54 sur 113 · I. Vi.ir l'nrlirlf <lii Vohinip, .T juin lOO". p. :il · texte numérisé non relu

I. Vi.ir l'nrlirlf <lii Vohinip, .T juin lOO". p. :il

l'école et la patrie 131

ciencos en laquelle il résume riuimanité,le « hraillartl du patriotisme » lui semble voisiner avec lesauvage, avec la brute humaine, et perpétuer à travers nos sociétés modernes une sorte de faufc^ originelle de notre race ; le pacifisme, à la façotn d'une rédemption, surélève l'humanité '. Déjà les. témoignages de conliance, somptueux, adulateurs,, «jue tout un parti politique prodiguait aux maîtresd'école, leur étaient un motif d'orgueil; à cet orgueil M. Payot ouvre des horizons nouveaux. Ou'ils se fassent pacifistes, et les voilà, du coup^ membres dune sorte d'humanité supérieure; audessous d'eux, le soldat qui se bat de tout son cœur, le badaud qui aime à regarder le soldat, sont enfermés, encore, dans l'animalité primitive; et toisant du faîte de leur récente grandeur lesu violents », les « agités incohérents », comme Duguesclin ou Napoléon", les instituteurs se pré-^ lassent dans le pacifisme comme dans un « château de l'àme », inaccessible à la foule militariste des- Français. Jusqu'à M. Payol, leur fatuité n'avait quedes raisons politiques ; elle en a, désormais, de philosophiques. M. Payot, en les reudant pacifistes, lesa élevés dans l'échelle des hommes. Mais la France,^ elle, à l'école de ces « surhommes » primaires,

1. Voir, dans Les idées de M. Bourru, p. 196. les critiques d.- M. Payot contre « les patriotes qui veulent fiMider l'amour de |.» patrie sur la violence et sur la culture de l'herilai^e barbare reçii par ctiacun de nous des ancêtres préhist(«ri(]ues ».

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