Paix par le Droil, 1903, p
4. Hevue corporative, 4 octobre 1003, p. 1 ; — l»-- novembre li)03, p. 33.
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jinlis, avait forcé le gouvornemoiit d'ajournor (l<quel<jii('S années l'amélioration du Iraitcnicnl dos instituteurs : « Si les expéditions du Tonkiiu d»i Dahomey, de Madajïascar et do Cliint; étaient à recommimcer, les millions surgiraient de terre, comme par enchantement. » On induisait nolrr [»ersonnel primaire à jalouser ces millions, et ù se consid('rer comme irustr*' |)ar les dépenses qu'exigeait l'honneur du drapeau; on ouvrait une enquête pour l'élahoration d'une méthode d'éducation civique populaire « faisant voiraux masses «^ grtice aux cours d'adultes, « qu'elles ont jus(ju'ici voté à leurs dépens' )).ll fallait sortir d' <i unrépul)licanisme innocemment sentimental et purement Ihéoricjue ■' : et hriis(jueinent, (hins le liiillrliii ilr l' Amicale de la brunir^ un instituteur jetait toiile sa pensée : en face de cette « hourgeoisie assoillée^ d'or (pii repousse le désarmement simultané des nations •>. jl cnnviail ses collègues à « arraciier les peuples aux grilles monstrueuses de l'ogre mililai'iste »».
I.t's pailiMiicnlairtis honrfroois, qui julteiil l'or à plcinrs mains (|iianil ils'afril des binl^icls de la Guerre et de la Maliiic, \ icMiif.nl à nous les mains vides et nous disent : Il ii'.v a |)as dai ;:t'nl !
1,1's millions viendronl à nous (]na!i(l nous annins l'ail l'i-ducilion |ia('iti(|m> do la innililnd*', el quand cette multitude ne liàlira pins dir colonnes Vendôme et des arcs de triornpte . «|uand lîllt! ne niellra plus dans la liouclie des petits enfants
I. Heiuf ih:l'l\iisvi<iiiciiu'iil /iriiiKihv, l» mars l'.HU, p. 273.
l'école et la patrie 147
les refrains sanguinaires dos sanguinaires .Wa/'.sej7/i'jjs<?.-». Alors seulement le Kleuve d'or coulera dans l'aride plaine de notre dénûment et de nos tristesses '.
Le pacifisme de M. Pavot courait le risque d'oblitérer dans les cœurs l'idée d'un sacrifice à faire pour la grandeur du pays; mais il avait généralement la pudeur de ne susciter aucune convoitise. C'est à un autre égoisme, avide, glouton, qu'aboutit le pacifisme de M. Hervé. Personnellement, nous le savons, M. Hervé garde aux yeux mêmes de ses adversaires une certaine auréole d'ascétisme; ce doit être une soulfrance pour cette sorte de Poverello du socialisme révolutionnaire, de voir le Bulletin des Amicales de la Drôme réclamer le désarmement de la France pour que les primaires de Valence et de Montélimar puissent enfin « se pencher sur les rives d'un fleuve d'or et, sous l'éternelle lumière du soleil, au sein d'une impérissable justice, jouir des immortelles beautés de la terre ».
Après s'être infiltrés dans l'école, le pacifisme elle socialisme révolutionnaire voulurent y régner. Il y avait dissonance, une dissonance criarde,