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3. Happrocher le discours de M. Buisson à la Chambre (\v<. députes dans la séance du 4 mars ll»04, et son article du .Mntntv'

vicissitudes M. Buisson n'est jamais divers de luimême : il agit en penseur libre, libre à l'égard de son propre passé.

Dans le jury de hi Pclitc Béfuthliqu'', le drand Orient de France était très dignement représenté par M. le sénateur Delpech. Deux autres députés [>rcnaient part aux travaux : un radical, M. Charles Bcau(|uier, député du Doubs, ardent prédicateur <l un désarmement universel', un socialiste, M. Carnaud, qui l'ut instituteur avant d'être député, et qui représente à la Chambre un faubourg <le Marseille et les « primaires » de France.

De (( très nombreux et excellents mémoires >< furent adressés au jury; on affirme qu'il y en avait deux mille. M. Antonin Franchet, instituteur à Paris, fut couronné. Le personnel primaire <Je l'Aveyron, de l'Yonne, des Ardcnnes, de l'ille- €t-Vilaine, recrut également des récompenses, et/« Petite République, sous le litre : Le bon Dieu hifque^ comment on fait des cléricaux et des natiojialistes, publia le mémoire de M. Franchet en y

général du 24 juin 190;j, p. 293 : une confrontation des deux textes est nécessaire pour une connaissance complète et précise de ce très curieux épisode. Voir ci-dessous, aux Documents, p. 318-3-20.

1. La Revue (fe l'Enself/neinenl primaire, 28 février 1904, p. 2ao, > ite un article de M. Beauquier, où l'on lit : « Quand donc cettf ^•hair à canon, ces troui)eaux humains que Ion mène aux assommoirs des champs de bataille auront-ils lintclligence de se concerter, de s'entendre dans toutes les nations, et, par un beau jour, tous à la fois, de refuser le service militaire? Ce jour-là, la ^'uerre aura vécu. »

VM l'école d'aujoird'iili

inlercalanl un certain nombre de « fiches » rédigées par les autres lauréats.

M. Antonin Franchet déclarait un jour, en pleine réunion de VAntica/c des instituteurs de la Seine, (|ue si 1" Alsace-Lorraine nous était restituée, nous devrions, nous, avec un niea culp/t, restituer Madagascar^ De toute évidence, il n'y a rien de commun entre ce paciliste qui nous enseigne le remords de nos conquêtes et les patriotes qui écrivirent leurs manuels civiques au temps où Jules Ferry donnait des terres nouvelles à la France.

u Démasquons les empoisonneurs! » Tel étail l'exergue du mémoire de M. Franchet-. Les empoisonneurs, c'était M. Mézières, coupable d'avoiiécrit que; la patrie « souiïre » et qu'elle « |)ieurf les enfants arrachés de son sein \ et c'était M. Mabilleau, inculpé d'avoir enseigné qu'une nation doit tenir à conserver sa gloire, et que. pour un peuple, ne pas avancer, c'est reculer' Les empoisonneurs, c'était M. Charles Dupuy. ancien ministre, aflirmant (ju'il faut témoigner notre amour à la patrie en défendant son sol el son indépendance contre l'étranger', et c'tHail

1. niilli'lin lie r.lssDiiiilinn di'.t uncinf élèves <lc l'ériilr nnnnoL ile In Snine, mars 1904, p. 2'21-'222.

•2. Franchet, op. cit., p. '2.

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