Cité dans Bocquillon, op. cit., p
3. Boc(|uillon, up. cit., p. 201. — Jm Paix par le tlruil, 15104, p. 210-218, insistait sur l'esprit formellement pacifiste d'un certain nombre de candidatures au conseil supérieur et aux conseils départementaux; l'article atteste, par là même, la portée des victoires électorales qui récompensèrent ces candidatures.
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Deux cunyri's. doiil rintoiiimt' ministre navail pas lo droit de iiéj^li^'-er les avis, accentuèrent encore les représailles du pacifisme, i.e j)arti socialiste, ((ui formait l'aile gauche du jiouvernement de M. Combes, proclania dans ses assises ([ue renseignement palriolicjue devait être exclu de l'école comme nétaiil pas suscei)tible de démonstration ' : Ion demandait à la patrie ses titres à être ainn'c, peu s'en fallait qu'on ne l'interrogeât sur son droit à exister. La Lii/ur de l' En^r'uini'mrnt, à son loui-, nianifesta. Nous avons dit ailleurs -la puissance de cette organisation : depuis longtemps ellt; se Halte de suggérei" aux minisires successifs de rinsti'uction publique Icsréloi'mes nécessaires; appuyée i)ar la ma(;onnerie dont elb^ se pique d'être la ^ fille » , file sait imposer ce (prelle suggère. Klle a pour président, aujoui-d'bui, M. F"erdinand Buisson. .\u moment où sans doute M. Cbaumié s'inquiétait, entre intimes, des tendances nouvelles de nos instituteurs, la Lif///r, rassemblantà Auiiensungrand iiombred'cnlreeux, laisaitsoleniudlement une manifestation d(^ pacifisme.
« Pour la |)atrie, par le livre et par l'épée » : telle était l'ancienne formule qui ligurait en vignette sur le papier de la Llf/iffK Jean Macé, l'humanitaire
1. lirviie (II' iEnsrif/neniciit jninuiiic. 21 .loi'it l'JOl. — Cf. Bocquillfin, op. cil., p. 287.
1. \o'\r l'Ecole d'au jiiuid'liui. première série, p. 18!I-I9*. 3. lioiiglé. Vie spirilnrllc cl (iclin/i .faciale, p. ".)1 l'aris. C-nr-
i/écoll et la patrie 1»)7
imp»''nil('nt, avait cru bon, jadis, do faire celte courtoisie au groupe de républicains patriotes (|ui donnaient leurs noms, tout ensemble, à la Li'/nr (If l EmeignemenI et à la Lk/ik- de M. Déroulède. Mais celte devise choquait les |)acilistes. " Dans une institution quasi ol'licielle, s'écria au congrès d'Amiens M. Surier. instituteur à Paris, ces mots : par rrjK'i' , sont une sorte de menace pour les peuj)les ('t rangers '. » Après une discussion que les inc(M'titudes desprit de M. Buisson rendirent naturellement confuse, on s'abstint d'émettre un vole formel, et l'on se contenta de la garantie, donnée par le bureau, que la vignette séditieuse était d'ores et déjà supprimée. Malgré un éloquent discours de M. Ilauser-, l'épée était proscrite par une décision du bureau; le Congrès consentit à n'en point briser les tronçons...
La suppression de cette vieille devise marqua l'esprit et la portée de la longue formule, déjà votée au congrès nimois de la Paix, par laquelle les congressistes d'Amiens installèrent dans len-
nélj-, 1902) : « La IJriUf de l'Enselqiunnenl avait raison de prendre pour devise : Pour la patrie, par le livre et par répéc. Par le livre, en etl'et. tant qu'on pourra ; mais par l'épée aussi, ([uand on voudra... Notre patriotisme, instruit par l'histoire en même temps qu'i'clairé par la raison, ne veut ni la force sans l'idée, ni l'idre sans la force, mais la force au service de l'idée, asservie à l'idée. »
1 . Bulletin de la I.ifjuede l'Enseigriement.oclohre-iiécemhve 1904, p. 383.
2. Pullelin, loc.cil., p. 381-383. Nous reproduisons ci-dessous, p. lîri^l. aux />0fMWf/(/.v. lecompte rendu du débat. M. Henri Hauser
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sei^iu'iiit'iil piiiiiaii'c la doctrine paciliste '. Il t'iait encore queslioii, dans celle rMnnnl(\ de 1 obligation militaire; mais la phrase ipii s'y rapportait était cachée et comme eU'aci'e an milien d'nn certain nombre dal'lirnialions (jni ne pouvaient (jnénerver U'. sentiment patriûti(jne. Les pacilistes, à Nîmes, s'étaient comme excusés de la déclaration platoni(jue de leur patriotisme parun votepréah\blc en laveur des soldats r(''riactaires ; les nu'mbres de la Li(/ur (/<■ /'li/isrj<//tf)/ic/i(, h Amiens, corrii^eaient la nu''me déclaration par un acte de discourtoisie à l'endroit de ï " éj)ée » du soldat. La signilicalion vraie du congrès d'Amiens l'ut soulignée |)ar certains instituteurs, qui s'en allèrent, gaiement ou gravement, chantant V liili'ntalioiKtlc dans les rues d'Amiens, et ensuite dans les rues d'Arras-'. '< Les congressistes d'Amiens, écrivait très justement iM. Aulard. sont lidèlesà l'esprit deMacé; ils lent ce (|ut' liii-iiièiue aurait lait'. » .Macé était sorti
• liuis sa brochure : l.a pairie, la ijucrrr cl lu pair à l'école (Paris, (loriirly, lilO.i), tout eu s'clînrrant de couvrir In Lir/iieel la pprsonnc nicuic de M. Buisson, est contraint de confesser que<v sur le terrain des faits, il a été battu ». i)uisque, «contrairement à sa i)( mande, il n'y a plus d'épee dans la papeterie de la Ligue »;p. 21).