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Quatrième Congrès des Amicales, rapport général, p

2. L'expression est de M. Ferdinand Brunetière (Revue des Deux- Mnndes des l'a juillet et 15 août 190o).

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lanle doclriuc de Moiiioc, et s'iininiscaiil en rev.inclic, avec une calme liaidicsse, dans le discordant concert des puissances européennes : el rimpérialisnif japonais, eniin, fermement décidé à ne niellre un lernie à ses convoitises qu'autant (juiui leriMc sera mis à ses victoires '. Est-ce le moment pour les instituteurs de formerdes petits Français qui ne sauront plus être ambitieux pour la France? I']sl-ce le moment de prêcher au pays le mépris de la gloire, au risque de faire déchoir l'àme française-?

M. Milliard, ancien garde des Sceaux de la Uépuhlique, entretenait en août 1905 le conseil général de Tt^uje de la crise du patriotisme, u préparée consciemment par les uns, inconsciemment par les autres. Les inconscients, continuail-il, ce sont les pacilistes à outrance, qui nous conseillent di* di'sarmer, au ris(|ue de nous faii'c manj^er, (pii liutivenl (|iic, même à ce jwix. ce

i. Cf., (Ifins la i'flili' (iivoniie du 14 mars l'.td.i. l'article de M. (ieorges Leygues : Vlteare Inu/ique, cité dans l'Iùole palriote du 20 avril l'.tOo.

2. « Dt'puis dSlO, ipie de fiuerrt-s n cliatiuc iuslani. »■( imu plus d(; f.'ueiTcs politiques ou dynastiques, comme aul refois I Ou se liai maintenant pour des ([uestions de commerrc, de tarifs, pour conquérir des troupeaux de consommateurs ; toujours la ffuerre, mais avec uue formule nouvelle : sois mon clitjil, ou je te tue ! Or c'est à une pareille é[>oque. h un moment où fous les autres peuples preaueait, plus violemment que juujais, conscience de leur nationalité, oti partout sévit I inqierialisme. c'est-à-ilire une sorte ilallcj^resse à aliuser de sa fcuce et de son tiroit, c'est à ce iMoirionI i|ac nous enteuil(ms déclamer en Fraac« l«sifliari>alionalistes de cabinet. " (Mauni-e Souriau. la l'risc <lu piiliiutismi-.

i,.rs.

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serait un bociu trait d'Iiuinaiiité. Les conscients sont ceux qui nient la [)alrie : riiumunité n'a rien à voir dans leurs négations; car, en môme temps qu'ils prêchent la désertion et la grève des réservistes en cas de guerre étrangère, ils prêchent la guerre civile' ».

Reprenant celte distinction, il nous semble qu'on peut résumer le moment présent de la crise en disant qu'aujourd'hui l'accord de tous les partis a fait justice des u conscients ». Les quatorze mille instituteurs qui suivaient M. Hervé doivent accepter et comprendre la leçon. Mais si l'on veut que l'école primaire reprenne le rùle national que ses fondateurs républicains lui avaient imposé, c'est vers les « inconscients », désormais, que doit se tourner la vigilance de l'Etat républicain, gardien du salut commun. Une récente enquête faite auprès des élèves des écoles communales de Lyon a témoigné que, sur cent enfants, vingt professent, avec une naïveté cyni([ue, les doctrines de M. Hervé, et qu'il en est dix à vingt sur les quatre-vingts autres, dont le langage et probablement les idées dénotent l'inlluence morbide d'instituteurs pacifistes-. Le péril existe ; on en connaît la source ; on en mesure la gravité : c'est à la République d'y veiller.

1. Cité dans l'École d'aujoiod'hui, 31 octobre li)Oo. ■2. Voir ci-dessous, aux Ducumenls, p. 321, le récit complet lit l'euquètc de lu Dépèche de L>jun (11 décembre 190."1,.

L'ÉCOLE ET DIEU

I. — Dieu et les lois scolaires. — Les programmes de M. Janel.

— <» Qut'l Dieu ? » (Jules Kerry). — Protestation de M. Buisson contre le mot d'école sans Dieu. — L'idée de Dieu n'était pas donnée comme le fondement de la morale. — Place insignifiante de l'idée de Dieu dans notre établissement scolaire : témoignages de Féli.v Pécaut, d'.Vuguste Sabatier, de M. Devinât.

II. — Mouvement récent contre le déisme dans l'école. — Les maniiestations des Ainicalcs. — L'e-xpulsion des livres déistes.

— La pliilosopliit; actuelle de la l.if/ue de rKuseignement. — La morale réduite aux opinions radicales socialistes : douloureuses critiques de M. Darlu. — Attaques contre les concessions faites par Jules Ferry au déisme. — La brochure de M. Alfred Moulet. — L'existence de Dieu soumise à la « raison majeure » des écoliers. — La lui de la raison à l'école.

m. — Conséiiuencc de ce mouvement : disgrâce de l'idée de neutralité confessionnelle. — Déclarations des instituteurs de la Seine contre la neutralité. — La tbéorie de 1' «enseignement critique». — Disgrâce des instituteurs imbus de croyances confessionnelles. — L'idéal de lécole future, d après M. Moulet.

Il faul qu'une porto soit ouverte ou fermée. L'e'cole primaire, en France, manqua longtemps à cette maxime : de longues années durant, la porte en fut gauchement entre-bàillée, à cause dun visi-

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leur appelt' Dieu, (juoii rodoulail dr laisser s'inslalleV, cl (luoii hésitait à mettre dehors. On ne vouhiil pas être « sans Dieu ». de crainte de fournir des arguments à lexlrème droite ; on voulait, moins encore, Aire i)oli pour Dieu, de peur que l'exlrôme gauche ne se fàchàl : cl l'on condamnait ainsi l'Etre suprême à celte destinée passablement gauche et sinp:ulièrement complexe, d'être, tout à la l'ois, toléré comme un hôte inévitable, éloigné comme un hùte compromettant.

Les programmes de renseignement moral, rédigés par un philosophe spirilualisle, M. Paul .lanct, conlenaicnl la mention de Dieu et réclamaienl du l'iilur |)etil citoyen quelques murmures de prière ou quelques gestes d'hommage '.

La morale •' laïque ", pour M. Paul Janet, se distinguait îles morales confessionnelles, mais nou point de la morale rcdigieuse : l'école jiriiiiaire. à ses yeux, devait lester hospitalière pour une sorte d(» religion naturelle, pour un certain nombre de vé'rités i)liilosophi(|ues qui lui seinlilaient former le fonds coniniiin de toutes les religions positives*.

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