‹ L'école d'aujourd'huiChapitre 74 sur 113 · lirciif pr<l(ii/o<iiiiiit\ 18SI, I. |p. "JH · texte numérisé non relu

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2. Voir Uroii.ird. J'Jssai (i'/iislain' ciili(jin' ilc l'iiislriiclinii pi i Hittite ru l'ittiicf, ilr 178!» jusi/ii'it nos jours, p. -279-283 (Paris llurhctte, r.tOl). — M. Uroufinl pouvait riuort- mainleiiir, en l'Jdl . ipic « l'i'fole, telle que la foni les lois scolaires, n'est pas l'ecoli' sans Uieu » : tout le i)assage est à lire, coMune léinoignafie <lii spi riliialisine très sincère de la première génération de pcilagoguo r(|iiililitaiiis. aujonrd liai |ires(|ne disparue. Cest en faveur di r.nscigncMirnl de la murale, tel que le coneevail celte généra lion, ipic M. Lcfèvrc. profi'ssenr .i l'I'niversilé de Lille, pou

L ÉCOLli ET DIEL 19S

« Nos programmes sont spirituulistes, disait textuellement Jules Ferry, parce que la grande majorité des instituteurs est spiritualiste; et la majorité des instituteurs est spiritualiste parce que l'immense majorilc' des Français se rattache aux croyances s[)iritualistes '. » C'étaient là propos d'homme politique, non de philosophe. Ferry regardait la France; le Dieu des honnes gens ayant heaucoup de fidèles, il était opportun de laisser venir à lui les petits enfants ; et Ferry, tout positiviste qu'il lui, acceptait (fue ce Dieu intervînt en visite, pendant une petite demi-henre, tout au bout du cours de morale, à la faveur d'un discret paragraphe des programmes.

Mais lorsque Jules Simon demandait, à la tribune du Sénat, que les devoirs envers Dieu fussent inscrits dans la loi même comme matière d'enseignemenl, on voyail alors Jules Ferry s'insurger. « Quel Dieu ? » demandait-il ' tout de suite. 11 voulait bien que les programmes, par égard pour une habitude d'esprit du peuple français, témoignassent quelque courtoisie à un Démiurge in-

viiit, en li)01, dans une curieuse conférence, alléguer le décret du Concile du Vatican contre quiconque juge la raison naturelle incapable de s'élever aux plu?; hautes vérités morales, et un article du P. Sertillanges, protestant qu'il n'avait aucune répugnance à voir « laïciser l'éthique naturelle » (Revue pédaqn- (jique, 1901, I. p. 549-o50).

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