Moulet, np.ril.. p. S
204 r/ftr.OLE n'ALJOLRn'iiri
(If l.i liaison ninjoiiro » : ollo ost proposée par M. Alliod Moulfl, prDlcssfMii' ii l'ôcolt' normale do Lyon, dans une l>rocliare ([ue M. Buisson désigne à r.illontion du personnel scolaire.
Ileui'eux petits l'ranrais ! leui" raison sera majeure avant (pic le code ne les proclame t(ds ! Cht^z eux, ils oh(''iront àleurs papas, mais h l'école leur raison r(''^nera. L"institnt(Hir. dûment stylé parMM. Alfred .Moiilcl cl l'Crdinarid Buisson, proclamera la souveraineté de leurs jeunes esprits; devant eux, il fera comparaître Dieu, et leur dira: « Confessez-le, nieZ'le, vous êtes libres. » Dieu, n'est-ce pas ce |)ersonna^e dont le curé huir parle et (|ui défend de désobéir aux j)arents ? A l'école, ils auront leur revanclie ; ils (le\ iendront les juges de Dieu ; leur l'aison pr('Co(e, et pr(''iualur('ment exaltée, pouriail même envelopper Dieu ( t les parents dans la menu» condamnation. D'ici îi (jiHd(|ues mois. M. Ferdinand Buisson (le\ra taire li'(''ve à ses aiisl('res parades (le probit('' intcllectiu'lle. pour s'abandonner ;i la besoj^nc pins vulgaire d'une cam[)agne électorale ; je soubaite (|n"il metteaux voix, parmi ses électeurs, |(> j)i"oi;raninie de M. Allred Moiilel, consistaïit à taire proclanu'r majeure la raison de lenis bébés.
Ainsi le vent, parait-il, i"int(''rèl sn|)r('me de I l'ilai . Si IHn arnieconlre Dieu - ledrnil de l'enljinl ", si les ('•(•oliers. enlic deux (•lii(jueuaudes, s(Uit coiniés il \()ler j)our on contre le Très-Ilant. c'est |Mice (jiu', poiH' prendre les lemics d'un antre
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piihlicislc, .< la république iroxislera réolloment et ne sera vYM'itablemeiit ('(oiiiellf ([in' h; jour oùrlle aura iutroduit à l'école l'unique loi de la raison ' ». Une voix s'éleva, jadis, pour déclarer que « l'irréligion d'Klal ne devait pas prendre la place de la relijiion d'Etat^»; c'était la voix de Jules Ferry. Il parait ([u'aujourd'hui la (luestion se pose autrenu'ut: entre le Père l'^leruel et la républi(|U8 éternelle, garçonnets et lillelles doivent opter, et l'on compte sur le maître d'école pour que garçonnets et fillettes choisissent bien.
Voilà comment l'école j)rimaire d'un grand pays traite le problème du divin.
Mais si l'on opte pour la République éternelle, c'est en sacrifiant — il faut le dire bien haut et bien franc — cette idée de neutralité confessionlu^lle derrière laquelle Jules Ferry se retranchait sans cesse pour défendre sa législation scolaire.
S'il fallait, lisons-nous dans VEcolc nouvelle, que la neulialilé en reslàl au point où nos aînés de 1882 s'étalent vus obligés de la laisser par provision, toute une grande partie de l'œuvre scolaire de la République sérail dérisoire et fallacieuse. Or, il faut bien l'avouer, on a dormi dans certains coins de Franco. El on aurait peut-être dormi quelque temps
1. BulU'Iin (le la Semaine, i\ janvier l'JO'i ; cilation de lu l'elile République.