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ENSEIGNEMENT CLASSIQUE

Accuser plus nettement dans les programmes de l'enseignement classique le caractère de culture générale qui est le propre de cet enseignement.

Alléger les programmes des éléments empruntés à l'enseignement supérieur et des matières de pure érudition scientifique, historique ou philologique.

Prohiber dans les lycées et les collèges l'emploi des grammaires d'un intérêt exclusivement scientifique ' et théorique. N'admettre qu'un précis simple et clair, réduit aux paradigmes et aux règles indispensables.

Dans les programmes d'histoire et de littérature, retrancher les questions sans portée pour la culture générale; accentuer l'orientation de la dernière réforme réalisée en s'attachant surtout à ce qui est susceptible de former l'esprit, de frapper l'imagination et d'agir sur le sentiment.

Dans toutes les classes, par le choix des textes de lectures et d'explications, par les sujets de devoirs, par la nature des leçons et des commentaires, par l'inspiration de tout l'enseignement, faire servir plus expressément les études littéraires et historiques à l'éducation morale et au développement du sentiment national, en même temps qu'à la culture de l'esprit.

Fortifier les humanités.

Relever dans les hautes classes l'étude du grec.

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Éliminer des cours de philosophie les curiosités historiques et les substilités théoriques et dialectiques; fortifier cet enseignement, et, à cette fin, lui donner plus d'importance dans les épreuves des divers baccalauréats.

Dans les cours de sciences aux élèves de lettres, supprimer tout ce qui n'est pas d'ordre général ou d'usage pratique; éliminer, en conséquence, les questions et notions spéciales destinées à être oubliées à bref délai par tous ceux qui ne continuent pas les études scientifiques.

Donner aux parties nouvelles des programmes de philosophie, d'histoire naturelle et d'économie politique qui traitent des dangers physiques, moraux et sociaux de l'alcoolisme une sanction au baccalauréat, pour assurer la réalité et le sérieux de cet enseignement.

En vue d'assurer l'efficacité des mesures cidessus, opérer assez tôt, par des examens de passage rigoureux, une sélection entre les élèves qui sont en état de tirer profit des études classiques, et ceux qui, n'ayant pas de goût ou d'aptitude pour ces études, ne constituent, dans les classes d'humanité, qu'un poids mort et un embarras.

ENSEIGNEMENT SECONDAIUK MODERNE

L'enseignement secondaire moderne ne doit pas se proposer pour fin la culture littéraire et être considéré comme le rival de l'enseignement classique. Il ne doit pas constituer un double emploi : il doit être lui-même.

Il doit répondre aux besoins économiques du pays et constituer, non pas une éducation professionnelle déjà déterminée et spécialisée, mais une préparation haute et large aux carrières agricoles, commerciales, industrielles et coloniales.

Il convient à cette fin, sans exclure les idées générales qui sont le propre des études secondaires, de préciser son orientation et de lui donner un caractère nettement scientifique et pratique; les sciences mathématiques, physiques, chimiques, naturelles y étant enseignées non.pas tant au point de vue théorique qu'au point de vue des applications.

Avec les sciences, les langues vivantes, dont l'étude sera largement développée, seront un organe essentiel de ces cours d'études.

La durée des cours d'études de l'enseignement secondaire moderne sera sensiblement diminuée

de manière à retenir le moins longtemps possible dans les lycées et les collèges les jeunes gens dont l'agriculture, le commerce, l'industrie et les colonies sollicitent de bonne heure l'activité»

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