‹ L'école et la vieChapitre 11 sur 113 · Renan, Mélanges d'histoire et de voyages, p · texte numérisé non relu

Renan, Mélanges d'histoire et de voyages, p

2. Victor Le Clerc, Histoire littéraire de la France, I, p. 271:

3. Ch. Tliurot, De l'Organisation de l'enseignement, etc., p. 51.

Tous les maîtres étaient rivaux et cherchaient à attirer les disciples par l'éclat ou par la nouveauté de leur enseignement. Les leçons qu'ils donnaient se divisaient en leçons ordinaires et en leçons extraordinaires. La logique était l'objet exclusif des leçons ordinaires. Aristote était la substance de l'enseignement. Les maîtres exposaient et interprétaient le texte, puis on le discutait.

La durée des leçons ordinaires était de quatre ou cinq mois ; ces leçons commençaient à la Saint-Denis et se terminaient à Pâques. Elles n'étaient pas publiques et avaient lieu de grand matin ; elles s'ouvraient quand les carmes sonnaient leur première messe. Les maîtres devaient parler en robe noire et en capuchon fourré de menu-vair*.

Les leçons extraordinaires pouvaient être faites par des maîtres ou par des bacheliers. Leur programme était très large. Il comprenait l'explication des matières touchant à la rhétorique, à la philosophie et au quadrivium ; il embrassait la grammaire, la logique, la métaphysique, la morale, les sciences et les langues. Ce cadre

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