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permettait de donner à ces leçons beaucoup de variété et d'introduire dans l'enseignement d'heureuses innovations.
D'ailleurs, pour les matières étrangères à la théologie, les maîtres des arts n'étaient soumis à aucun contrôle direct. Ils jouissaient d'une grande indépendance. Ils s'étaient éloignés de bonne heure de Notre-Dame et ils enseignaient sur le territoire de l'abbaye de Sainte-Geneviève. Ils ne reconnaissaient pas l'autorité de l'évêque de Paris et prétendaient ne relever que du Saint- Siège. Il y avait parmi eux des logiciens dont les propositions étonnent par leur hardiesse. C'est ainsi qu'au xiii^ siècle certains maîtres soutiennent que « les discours des théologiens s'appuient sur des hypothèses et que les sermons des prédicateurs reposent sur des fables », « qu'on n'est pas plus avancé après qu'avant quand on étudie la théologie », et « que le christianisme est un obstacle à la science ». L'autorité ecclésiastique intervient et condamne ces propositions*.
Dans les premiers temps, la Faculté des arts ne délivrait aucun grade; mais, peu à peu, les