‹ L'école et la vieChapitre 21 sur 113 · renfament politique, chapitre n, section X · texte numérisé non relu

renfament politique, chapitre n, section X

d'une académie, c'est-à-dire d'un collège dans la ville à laquelle il avait donné son nom, nous fait entrer plus avant dans sa pensée ^ Les programmes de ce plan d'études sont plus souples que ceux de l'Université et des Jésuites. En outre de la grammaire et des humanités, ils comprennent l'histoire et la géographie, les mathématiques, la physique, l'astronomie, « l'origine des langues grecque, latine, italienne, espagnole et française, la conformité et la différence qui est entre elles ». D'après ce programme, les classes du matin devaient être consacrées aux sciences, celles du soir aux lettres, en sorte que les deux enseignements marchaient de conserve pendant toute la durée des étudec. De plus, l'usage de la langue française était permis pour l'enseignement des mathématiques, de l'histoire et de la philosophie.

Golbert médita plus tard d'être Texécuteur testamentaire de Richelieu. Il avait vu grandir la vénalité des offices et se développer, pour le plus grand dommage du pays, les charges inutiles

1. Déclaration du Rov concernant l'établissement de l'Académie ou collège royal en la ville de Richelieu et privilèges attribués à icelle, ensemble les statuts et règlements de la dite Académie. A Paris, chez Rocolet, 1641.

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et coûteuses. En vain il avait tenté de guérir l'abus. Les projets du Cardinal servaient à souhait sa doctrine politique. On sait que cette doctrine distingue en deux classes les conditions des hommes : « celles qui tendent à sv soustraire au travail, source du bien général de tout l'Ktat, et celles qui par le labeur assidu, vont au bien fuhlic y> ; il faut s'efforcer de rendre difficiles les premières et de faciliter les secondes, en les rendant le plus possible Jionorahles et avant ar/e uses. De là son projet pour la réformation de l'Université, et la constitution de cette commission d'enquête de 1665 où siégeaient, à côté des membres les plus remarquables de l'Université, des conseillers d'État, des membres du Parlement de Paris comme le procureur général de Ilarlay, le président de Chambre, de Longeuil, et le premier président Lamoignon. De là son intention significative de laïciser l'enseignement et d'en faire un monopole d'État. « C'est un droit que la souveraineté donne aux roys de pouvoir eux seuls establir et fonder des académies dans leur royaume. Ce droit a pour fondement cette maxime générale, que nul ne peut faire aucune Assemblée générale, ny ériger aucune compagnie qui fasse un corps sans l'autorité du prince. Ce

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