‹ L'école et la vieChapitre 32 sur 113 · CENTRALES DE LAKANAL ET DE DAUNOU · texte numérisé non relu

CENTRALES DE LAKANAL ET DE DAUNOU

Le problème ne laissa pas indifférents les trois ordres de la nation. Le Tiers-État en devina l'importance et s'en préoccupa dans la rédaction de ses cahiers.

On se tromperait pourtant si l'on cherchait dans ces Mémoires des idées précises. Les cahiers ne sortent pas des considérations générales; leurs vœux sont vagues et se bornent la plupart du temps à demander la réforme des abus, particulièrement en ce qui concerne la collation des grades ; sur le fond même du sujet, ils n'apportent aucune lumière. Mais les États généraux,

devenus TAssemblée constituante et, après celleci, les Assemblées issues de la Révolution, allaient, par la force même des choses, aborder la question dans toute son ampleur. Mirabeau avait écrit dans le Courrier de Provence : « L'éducation des collèges ne répand ni aux besoins de l'humanité, ni aux vœux de la patrie». Beaucoup pensaient comme lui.

La Constituante n'a pas laissé une loi d'enseignement. Elle a décrété avant de se séparer, « qu'il serait créé et organisé une instruction publique, commune à tous les citoyens, gratuite à l'égard des parties d'enseignement indispensables pour tous les hommes ^ » .

Elle a entendu les 10, 11 et 19 septembre 1791, un rapport sur l'instruction publique fait, au nom du Comité de Constitution, par M. de Talleyrand- Périgord; mais elle en a remis l'examen à la législature suivante.

Le plan d'instruction publique de l'évèque d'Autun comprenait des écoles primaires gratuites, ouvertes dans chaque commune à la diligence des municipalités, des écoles de district ou secondaires relevant de l'administration du dépar-

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