Chambre des députés, séance du 23 mars
seconde République, devinrent obligatoires dans les collèges*.
Les nouveautés introduites par M. Guizot et M. de Salvandy ne vont pas d'ailleurs, dès cette époque, sans éveiller des résistances. On trouve les programmes trop chargés et déjà on parle de surmenage. Qu'était-ce pourtant à côté des programmes qui devaient peser plus tard sur l'esprit de la jeunesse française !
Thiers se plaignait, dans son rapport sur le projet de loi de 1844 relatif à la liberté d'enseignement, que ^l'on voulait faire entrer trop de connaissances à la fois dans la tête des enfants dont l'esprit pliait sous le faix : ils n'apprennent pas bien, disait-il, ou ils oublient.
On s'aperçut bientôt qu'il y avait une grande lacune dans l'organisation de notre enseignement public. 11 manquait « un enseignement intermédiaire », entre l'instruction primaire et celle des collèges, « approprié, disait Guizot, à des situations sociales sans lien nécessaire avec les études savantes, mais importantes par leur nombre, leur activité et leur influence sur la force et le repos de l'État ». Saint-Marc-Girardin fut envoyé en