A. Croizet, Histoire de la liUéralure grecque
Les éludes classiques sont indispensables pour former l'élite des esprits dont ne saurait se passer aucun pays et la France moins que tout autre. Il est nécessaire au progrès de la civilisation et au développement particulier des peuples, qu'il y ait chez chacun d'eux un groupe d'hommes dont l'esprit soit façonné de telle sorte que la fonction de ces hommes, malgré la différence de leurs conditions sociales, soit de travailler au bien et au progrès universels. Cette aristocratie intellectuelle qui est ouverte à tous, qui se renouvelle et se rajeunit sans cesse par l'afflux des éléments ouvriers et ruraux que la démocratie lui apporte, se tient en communication avec l'élite pensante de tous les pays du monde, concourt à l'action politique et sociale universelle, en même temps qu'elle conserve et cultive les traditions intellectuelles et morales, auxquelles nous devons le meilleur de notre autorité et le plus pur de notre gloire*.
Les langues anciennes sont des modèles dont personne ne conteste la perfection. La littérature latine et la littérature grecque sont des écoles excellentes de pensée et de goût.
Or, ces langues sont mères de la nôtre et