‹ L'école et la vieChapitre 7 sur 113 · G L KCOLK KT LA VIK · texte numérisé non relu

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« Les boursiers du collège de Laon distribuaient leurs restes aux écoliers nécessiteux de leur nation ^ »... « Les maîtres donnaient à leurs étudiants leurs vieux habits et leurs vieilles chaussures. »

Pour subvenir à leurs besoins, les écoliers s'accommodaient des plus humbles besognes. Quand ils ne pouvaient pas écrire des livres ou faire des copies chez les libraires, ils composaient des farces, des satires et des fabliaux ; ils se mettaient au service des aubergistes et des marchands. Un écolier était cuisinier au collège d'Autun, un autre, sonneur de cloches à Saint- Séverin, un troisième, garçon d'écurie à l'auberge de la Tonne d'Or. Beaucoup gagnaient leur vie le jour et travaillaient la nuit à la chandelle. On en voyait chez les boulangers et chez les tuiliers qui étudiaient à la lueur du four. On en connut un qui montait la nuit dans un clocher pour étudier à la clarté de la lune^

La charité privée venait quelquefois en aide aux étudiants pauvres. En 1180, un certain Josce, bourgeois de la cité de Londres, établit un refuge pour dix-huit étudiants dans une salle de l'Hôtel-

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