‹ L'école et la vieChapitre 8 sur 113 · Standonc · texte numérisé non relu

Standonc

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Dieu. Ce fut la première fondation de ce genre. L'exemple fut suivi, et bientôt un grand nombre d'asiles, où les écoliers trouvaient le gîte et le couvert, s'ouvrirent dans Paris ^

L'indiscipline des étudiants était légendaire surtout parmi les écoliers libres ou ceux qui n'avaient ni feu ni lieu et qu'on appelait les errants. La plupart portaient la dague et l'épée malgré la défense de l'official. Ils se mêlaient aux jongleurs, disaient la bonne aventure, battaient le pavé nuit et jour. En tout temps, ils chanson naient les grands personnages, troublaient les offices religieux, sifflaient les prédicateurs, menaient grand bruit par les places et les rues et se querellaient avec les archers du guet. « Au travail, ils bâillent ; au festin, ils ne craignent personne », dit un prédicateur du temps. Les professeurs n'étaient pas tous exempts de reproches, et Pierre de Blois parle d'un certain maître aussi réputé pour son ivrognerie que pour sa dialectique.

Dans les temps de trouble et de famine, on vit des étudiants s'enrôler dans des bandes de truands et de gueux et rançonner les passants attardés. Il y avait souvent des arrestations.

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