Prevost-Paradol, la France nouvelle
2. Lavisse, Lettres au Temps; Gebhart, Le Baccalauréat et les études classiques ; Himly, Enquête parlementaire, etc.
3. Voir, à la fin du volume, le discours prononcé au Sénat le 15 mars 1900.
S'il ne s'était agi que de supprimer le baccalauréat, le problème eût été facile à résoudre. Le difficile, c'était de le remplacer. Il faut une sanction aux études. Tout le monde ou presque tout le monde le reconnaît ; car, sauf pour une élite restreinte d'élèves, ni le sentiment du devoir, ni l'intérêt de la science en elle-même ne suffiraient pour obtenir dans les classes l'effort soutenu et régulier, qui est la condition des études secondaires et qui en fait la principale vertu. « Le baccalauréat, dit M. Gréard, est la clef de voûte de notre enseignement secondaire. Des études sans contrôle courraient le risque d'être des études sans valeur ^ » La suppression de l'épreuve terminale serait la fin des humanités ^.
Où trouver la sanction nécessaire?
Les uns ont proposé de remplacer le baccalauréat par des examens de carrière. C'était par une autre voie aboutir à la ruine des études secondaires. Il ne subsistera rien de ces études si une spécialisation prématurée envahit et disloque les classes, si des études plus ou moins directement professionnelles en excluent les études générales et désintéressées.