REFORMES PROPOSEES
dans une éducation qui, à leur entrée dans la vie pratique, à 16 ans, les laissera désarmés. Il est nécessaire d'olTrir aux membres des professions libérales, dispersés sur toute la surface du pays, des internats à la portée de leur bourse. Le clergé rural, les médecins de campagne ou de petites villes, les hommes de loi, la masse des industriels et des commerçants, ne savent où trouver, à un prix raisonnable, une éducation correspondant à leur position sociale. Les externats manquent dans les grandes villes dont le développement rapide et souvent énorme date de ce siècle. La partie inférieure de la classe moyenne n'a pour ainsi dire pas d'écoles publiques auxquelles elle puisse s'adresser : elle se rejette sur les écoles privées, qui sont innombrables et dont la plupart laissent à désirer.
Puisque la profession de l'enseignement est libre, il importe de fournir au public un moyen de contrôle. On pourrait organiser l'inspection des écoles privées et la rendre, sinon obligatoire, au moins facultative. Il est clair que la petite bourgeoisie est incapable de distinguer par elle-même le véritable éducateur du charlatan. - Il est désirable, surtout, que l'enseignement secondaire soit tiré de Tétat chaotique où il, est et qu'il soit organisé.
Tel était l'état des choses il y a un quart de siècle. C'est alors que Huxley s'écrie : ce La postérité nous honnira si nous n'apportons un remède à cette situation déplorable. Et, si nous vivons vingt ans de plus, nos propres consciences nous honniront. »