‹ L'éducation des classes moyennes et dirigeantes en AngleterreChapitre 3 sur 109 · AVANT-PROPOS. VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. VII

qu'il a possédé tous ces dons éminents au môme degré et à un degré exceptionnel. Mais il a eu de chacun ce qu'il fallait pour faire une œuvre judicieuse, pénétrante et concluante. Il a bien placé ses points d'observation, bien choisi ses spécimens, bien dirigé son enquête, et si, dans la mise en œuvre de tant de matériaux accumulés, les lignes du plan se trouvent passagèrement recouvertes, du moins les idées justes et profondes qui forment la substance de sa conclusion restent toujours présentes. C'est l'essentiel; de là dépend qu'on puisse dire d'un ouvrage, non qu'il est bien composé, mais qu'il est bien fait. Mais ce que M. Max Leclerc a eu surtout, c'est celte élasticité intellectuelle accompagnée de sympathie, ce don de sortir de soi-même, — ou plutôt d'y faire entrer et séjourner une autre personne vivante et sentante, — sans lesquels une civilisation étrangère reste toujours extérieure et incomprise à l'observateur le plus minutieux.

La méthode d'observation adoptée par M. Max Leclerc justifie l'ordre qu'il a suivi dans l'exposition de son sujet. 11 va d'abord chercher Tenfant dans la famille; il recherche, avant de la quitter avec lui pour l'école, l'idée que les parents se font de l'éducation et de l'instruction désirables pour leur fils. Cette idée a servi de règle à toute la pédagogie anglaise. Nos voisins ont eu cette fortune que, l'Etal s'étant pendant de longues années désinté-

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