‹ L'éducation des classes moyennes et dirigeantes en AngleterreChapitre 33 sur 109 · Ch.-H. Boudhors (Revue Bleue, 19 septembre · texte numérisé non relu

Ch.-H. Boudhors (Revue Bleue, 19 septembre

attend d'eux ', cette « infinie richesse des moyens », sans laquelle est impossible la pénétration morale de l'enfant? « Le lycée doit être l'école du caractère plus que de l'intelligence. Le but de l'enseignement, c'est l'éducation morale par l'instruction. Ce but nous le voyons... Pour professer, il faut une âme qui se dégage des règles, des faits, des mots, s'élance sur l'âme molle et légère de l'enfant, s'en empare, l'emporte avec soi et lui transmette l'ambition et la force de voler de ses propres ailes droit, haut. Déjà je ferais estime de notre mission si nous n'avions qu'à fournir à la société des esprits solides, laborieux, déterminés; là n'est pas notre vraie tâche. Une autre s'impose à nous, humaine, sociale : au souffle de notre enseignement doivent éclore des sentiments généreux, battre des cœurs, grandir des âmes, pousser des hommes -. »

Il est, sans doute, impossible de mieux penser ni de mieux dire, mais comment remplir ce vaste programme ^ avec les moyens dont le professeur dispose? Il est en contact intermittent avec tous ses élèves à la fois, pendant quelques heures par semaine, au cours

i. Voir, pour s'édifier à ce sujet, leur journal, la Réforme CniversUaive, organe de l'Association des mailres-répétiteurs.

Le maitre-répétiteur, « c'est un sous-officier (|ui ne remplit jamais le rôle d'instructeur, qui n'a jamais de commandement et qui ne manœuvre pas. Ce n'est donc pas cliez lui que nous trouverons la personnalité et la connaissance du métier que nous demandons à un éducateur » (L.-W. Proff, loc. cit.)

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