‹ L'éducation des classes moyennes et dirigeantes en AngleterreChapitre 42 sur 109 · Octobre · texte numérisé non relu

Octobre

Il inséra dans l'acte de donation cette clause étrana^e que l'école devait éternellement avoir pour lieadiv aster un homme du nom d'Alleyn. Peu lui importait que le maitre fût savant ou ignorant, doux ou brutal, habile ou stupide, pourvu qu'il s'appelât Alleyn, comme lui. Chose plus bizarre encore, cette règle fut fidèlement observée jusqu'en 1858. Dieu sait à quel prix on s'était procuré, à chaque transmission de pouvoir, le précieux Alleyn. Mais, dans l'intervalle, les 300 acres légués par le fondateur avaient pris une valeur énorme : la compagnie de « Chatham and Dover » en avait acheté une partie pour une grosse somme, et tout cet argent était employé à faire vivre grassement une douzaine de prétendus maîtres sans élèves. Survint l'enquête de 18G5; ce scandaleux abus fut découvert. La commission de revision des dotations mit la main sur la fortune de l'école, en fit le compte, constata qu'elle était suffisante pour entretenir non seulement un collège à Dulwich, mais encore d'autres institutions bienfaisantes. On réorganisa l'école, on bâtit à Dulwich un édifice llamboyant oi\, pour se mettre en règle avec le vieil Alleyn, on dépensa beaucoup d'argent; le reste fut employé au profit de plusieurs œuvres charitables dans les quartiers pauvres de la Métropolis.

Dulwich Collège, reconstruit et réorganisé, est un externat à l'usage de la bourgeoisie aisée. Dans ce vaste bâtiment, qui peut contenir 600 élèves, de larges baies laissent pénétrer la lumière à tlots, les salles de classes sont bien aérées et chauffées, les bancs d'un modèle perfectionné, les tables munies de pupitres. Au centre, un très beau hall, un peu trop neuf, mais clair, vaste et commode. Tous les élèves s'y réunis-

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