LES RESSOURCES DE LONDRES
toutes les écoles du district métropolitain; mais, avant de quitter Londres, jetons un coup d'œil sur l'ensemJDle. La capitale possède-t-elle des établissements d'instruction secondaire en nombre suffisant? Malgré l'isolement où vivent officiellement toutes ces écoles publiques ou privées, n'existe-t-il pas quelques liens destinés à les rattacher, par en bas aux écoles primaires, et par en haut aux universités?
La commission d'enquête de 1865 a constaté que, sur toute la surface du district métropolitain, les écoles étaient très irrégulièrement distribuées, les moyens d'éducation secondaire très inégalement répartis : telle paroisse était pourvue de nombreuses fondations scolaires; telle autre en était presque totalement privée. Les vides étaient remplis, tant bien que mal, tantôt par les efforts des particuliers qui se sont associés pour fonder une proprietarif school de caractère semipublic, tantôt, et le plus souvent, par l'esprit d'entreprise des chefs d'institutions privées. Cette situation ne s'est pas sensiblement modifiée. Il y avait à Londres, en 1892, 36 écoles dotées (endowed schools) de garçons , comptant 12 500 élèves ; 20 proprictary sdioots avec 1800 élèves ; et 450 écoles privées, grandes et petites, pour garçons et filles, et dont il est impossible d'évaluer la population totale *.
Les bourses {scholarships) constituent le seul lien qui unisse les écoles primaires aux écoles secondaires : bourses d'études, conférant seulement l'admission aux classes d'une grammar school; bourses d'études et d'entretien, représentant, outre les frais d'études dans
1. Stiidies in Secondnnj Education, edited by Arthur Aclanil and H.-Ll. Smith, London, 1892, p. 147 et suiv.
une école secondaire, tout ou partie des frais d'entretien de l'enfant par la famille (bourses variant de 20 à 30 livres sterling, de 500 à 750 francs). Ces bourses, au nombre de 1000 environ*, proviennent pour la plupart de fondations privées : tantôt elles sont mises au concours entre les élèves de certaines écoles élémentaires désignées par le fondateur; tantôt elles font partie du patrimoine de l'école secondaire elle-même qui désigne, après concours ouvert ou limité, les bénéliciaires; tantôt encore elles sont réparties par le scliool board entre les élèves les plus méritants de toutes les écoles primaires de Londres.
De l'école secondaire à l'université le lien est formé par les bourses que les écoles donnent à quelques-uns de leurs élèves ou que les collèges d'Oxford ou de Cambridge mettent au concours. D'autre part un grand nombre d'écoles se sont soumises volontairement à diverses épreuves instituées par les universités. Par tous ces moyens l'université exerce sur l'école une action que nous nous réservons d'étudier plus loin.