‹ L'éducation des classes moyennes et dirigeantes en AngleterreChapitre 8 sur 109 · XII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XII AVANT-PROPOS

savantes du haut de la chaire ne trouvaient point d'auditoires. Il ne se faisait pas un seul cours public à Oxford en 1850.

Les familles simplement aisées ne pouvaient pas faire pour leurs fils les frais d'une éducation dans les Ecoles publiques et à l'université. Elles se contentaient des grammar schools dotées ou des écoles privées. Celles-ci pouvaient être ouvertes par quiconque se croyait capable de les aclialander. Aucune preuve de capacité ni de moralité n'était exigée des directeurs. L'instruction y était nulle; mais les promesses des programmes étaient pompeuses et faisaient des dupes. Quant au régime intérieur, c'était trop souvent cet enfer que Dickens a décrit en traits inoubliables. Plus singulière était l'absence de tout enseignement spécial et technique dans ce pays d'esprit pratique et de grand développement manufacturier. Ni pour le commerce, ni pour l'industrie, ni pour les arts du dessin, il n'y avait d'écoles professionnelles organisées. Jermyn St pour les mines, Cirencester pour l'agriculture étaient à peu près seuls de leur genre dans tout le royaume.

Pour l'observateur superficiel, le tableau reste encore exact dans ses grandes lignes. M. Max Leclerc a parfaitement discerné l'évolution qui se poursuit sous cotte immobilité apparente. Des eflorts considérables ont été faits, mais avec une

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