‹ L'éducation des classes moyennes et dirigeantes en AngleterreChapitre 9 sur 109 · AVANT-PROPOS. XIII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. XIII

incohérence qui en masque la grandeur; ils s'inspirent d'un même esprit, mais ils ne procèdent pas d'une vue d'ensemble ; une vue systématique ne pourrait venir que de l'État, qui s'abstient ou procède par mesures discrètes. Le changement réel est donc beaucoup plus étendu et profond que le changement apparent. M. Max Leclerc a montré, dans les nombreuses écoles qu'il a visitées, l'élargissement très général des programmes et l'introduction d'enseignements d'un intérêt plus actuel ; les classiques gardent généralement leur primauté, mais ils ne sont plus seuls. Une transformation du même genre et plus marquée s'est faite dans les universités ; les cours publics se sont multipliés et diversifiés; ils existent autrement que sur le papier; ils sont bien près de représenter une encyclopédie scientifique. Devenues des foyers de science, les universités ont tendu à rayonner. Elles ont aspiré à devenir les éducatrices générales du pays et, dans le pays, de toutes les classes. On saisit là cet esprit pratique et politique si sûr qui distingue les Anglais. La science n'a pas ici de penchant à devenir ésotérique et dédaigneuse. Le premier mouvement d'un Huxley, d'un Tyndall est de se faire vulgarisateurs. M. Max Leclerc avait déjà publié séparément sous le titre « Le Rôle Social des Universités » un morceau excellent qui retrouve ici sa place dans l'ensemble. J'avoue que les « local

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