‹ L'éducation des classes moyennes et dirigeantes en AngleterreChapitre 85 sur 109 · LA QUESTION DU GREC · texte numérisé non relu

LA QUESTION DU GREC

et des modernes s'est rouverte, en Angleterre, dans ces dernières années. Elle a fourni l'occasion d'observer l'influence de l'Université sur l'école secondaire et réciproquement.

En 1868, les headmasters des principales écoles se sont constitués en une société d'études {conférence of headmasters), qui doit se réunir, chaque année, aux. vacances de Noël, et discuter en commun les questions de discipline, de méthodes, de programmes, qui intéressent les établissements qu'ils dirigent. Les headmasters de 85 écoles, parmi lesquelles presque toutes les plus célèbres, font partie de cette société K

La question du grec, soulevée dans plusieurs réunions, particulièrement en 1886, fut discutée à fond à Oxford, en décembre 1890. Le Rév. Welldon, headmaster de Ilarrow, proposa à l'assemblée la résolution suivante : « Ce serait un bien pour l'éducation si le grec cessait d'être obligatoire aux universités d'Oxford et de Cambridge. )> L'on exprimait le vœu que, à l'entrée des universités, l'épreuve du grec fût désormais facultative -. Le Rév. Welldon a fait une enquête dans les écoles représentées à la conférence; 75 ont répondu à sa demande de renseignements : sur 20 418 élèves, 10 459 n'apprennent pas le grec, c'est-àdire que la moitié environ font partie des modem sides et sont exclus, ipso facto, des universités. Or, ajoutet-il, un grand nombre d'entre ces jeunes gens, par exemple ceux qui veulent étudier la médecine ou les

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