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Le Soldanier : Gianni del Soldanier, d'une antique

Più là con Ganellone e Tribadello, Che aprì Faenza quando si dormia. »

Noi eravam partiti già da ello, Ch' io vidi duo ghiacciati in una buca 126 Si che l’un capo all’ altro era cappello. E come il pan per fame si manduca, Così il sovran li denti all’ altro pose Là’ ve il cervel si giunge con la nuca.

Non altrimenti Tideo si rose Le tempie a Menalippo per disdegno, 152 Che quei faceva il teschio e l’ altre cose. « O tu che mostri per si bestial segno Odio sovra coluì che tu ti mangi, Dimmi il perchè, diss’ io, per tal convegno, Che, se tu a ragion di lui ti piangi, Sappiendo chi voi siete e la sua pecca, Nel mondo suso ancor io te ne cangi, 139 Se quella con ch’ io parlo non si secca. »

et noble famille gibeline de Florence. Après la défaite de Manfred à Bénévent, quand le comte Guido Novello, avec les chefs gibelins, sortit de Florence, Gianni, Gibelin luimême, abandonna son parti, afin de devenir chef du peuple.

421. O Ganelon: Ganelon est le traître célèbre dans nos chansons de geste, qui fit périr les douze pairs à Roncevaux. — Et Tribaldel : Tribaldello, de la famille des

0 Ganelon plus bas et Tribaldel, Qui a son peuple dormant de nuit livré.

Andui estions jà desparti d’icel, Quant deus gelés je vi en une mue, 126 Si qu'une teste à l'autre ert por chapel. Et com le pain hom fameilleus manque, Si cil dessus à l’autre mist le dent Là où la nuque au cervel est tissue.

Li fiers Tidée ronja non autrement Par mal desdain le chef son anemi, 152 Que cil faisoit test et el asprement.

« O tu qui monstres bestialment ainsi Si grant haïne por celui que tu manges, Di moi porquoi, fis-je à lui, par tel si Que, se de lui à raison tu te vanjes, Sachant qui estes et queus fu ses mesfais, 138 Je t'en donrai sus au monde bons changes, S'avant ma langue ne se seche au palais. »

Zambrasi de Faence. Pour se venger des Lambertazzi qui lui avaient fait injure, il ouvrit pendant la nuit aux troupes envoyées par le pape Martin IV les portes de la ville de Faenza, sa patrie.

130. Li fiers Tidée: au siége de Thèbes, Tydée, blessé mortellement par Ménalippe, le tua avant de mourir, se tit apporter son corps, et enfonça ses dents dans le cràne «le son ennemi ; voy. Stace, Thébaïde, VIII, 740 et suiv.

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