‹ L'EnferChapitre 14 sur 116 · XVIII APPENDICE · texte numérisé non relu

XVIII APPENDICE

au nominalif et au régime singuliers, Les roses au nominatif et au régime pluriels. Autres sont les conditions des noms féminins en é, en «, en on, en or, c'est-à-dire à terminaisons masculines. Le français se forme du cas régime latin : honesté, de honeslätem; vertu, de virtütem; saison, de sationem ; amor, de amrem. Au singulier, la vertus, nominatif, la vertu, régime, au pluriel, les vertu, aus vertus ; la saisons, nominatif, la saison, régime, au singulier, au pluriel, les saison, aus saisons ; la dolors, nominatif, la dolor, régime, au singulier, les dolor, aus dolors, au pluriel,

Les adjectifs suivent, cela s'entend de soi, les mêmes régles de déclinaison que les substantifs. Mais il est une particularité, tout à fait régulière du reste, qui déroute les commençants et qui a attiré sur le vieux français bien des accusations inconsidérées de solécisme ; c’est la règle relative aux adjectifs latins qui ont une même terminaison pour le masculin et le féminin. Le vieux français, lui aussi, a une même terminaison pour les deux genres.

ainsi, uns hom feaus, et une feme feaus, au nominatif; au régime, un home feel et une feme feel (homo fidelis, femina fidelis, hominem fidelem, feminam fidelem).

La présence de cas, fussent-ils seulement au nombre de deux, donne à la langue une allure trèsdifférente de celle qu'elle a prise depuis qu'elle est devenue tout analytique. Elle permet la suppression de certaines prépositions. Nous en avons un exemple dans une locution qui nous est restée ( car le passé ne s’en va jamais tout à fait): l’hôfel-Dieu. L'hôtel est au nominatif, Dieu est au régime ; cela suffit pour

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