‹ L'EnferChapitre 17 sur 116 · XXIV APPENDICE · texte numérisé non relu

XXIV APPENDICE

derne que devant une voyelle, ou une k muette, ou à la fin du vers. Bizarre inconséquence! pendant qu'on les traite en rimes féminines, on leur interdit de faire valoir leur e muet.

Le cas de la finale vie est le même. Les voyelles s’en font sentir constamment en deux syllabes devant une consonne ou une hk aspirée. Elle se prononce o-ye, à peu près comme quelques-uns prononcent encore aujourd'hui il employe (an-plo-ye, en trois syllabes). Les substantifs joie, voie, et les premiéres personnes du singulier des imparfaits et des conditionnels (j'amoie, j'ameroie) doivent être articulés ainsi. La règle s'étend, cela va sans dire, aux troisièmes personnes du pluriel : lisoient, dites li-z0ye, en trois syllabes.

L'orthographe des manuscrits de nos vieux textes est fort variable ; non-seulement elle n'est pas la méme de manuscrit à manuscrit, mais encore dans le même livre elle offre de fréquentes disparates !. J'ai profité d'une telle indétermination pour choisir celle qui se rapproche le plus de l'orthographe moderne. Grâce à cette précaution, j'ai diminué, pour une part, les difficultés de lecture de ma traduction.

La combinaison de la préposition à avec l’article masculin le est écrite d'ordinaire dans les manuscrits al ou el; mais on trouve aussi quelquefois au. C'est donc au dont je me sers uniformément.

Même remarque pour la combinaison de la préposition de avec le même article. Les manuscrits met-

4. C'est pour cela que ‘M. Hase, habile érudit mort il y a quelques années, disait que le meilleur manuscrit vaut moins que le plus mauvais imprimé.

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