‹ L'EnferChapitre 22 sur 116 · XXXIV APPENDICE · texte numérisé non relu

XXXIV APPENDICE

A fouyr son dommaige ou à son proustit tendre, Comme moy, dès que dire ouy ceste parolle.

De mon banc heureux vins ça bas vers toy me rendre, ‘ Me confiant moult fort de ton parler honneste, Qui t’honore et tous ceulx qui l’ont bien sceu entendre. Après qu'ainsi m’euct faict sa piteuse requeste, Plorant s'en retourna au sainct lieu non pollu ; Par quoi de venir cy plus tost fu viste et preste. Et vins tout en ce point, comme elle avoit voulu, Devant toy celle beste aspre et fiere chasser, Qui t’avoit du beau mont le court chemin tollu. Pourquoy donques, pourquoy ne veulx tu t'avanser ? Pourquoi es tu si lasche et failly de couraige ? l'ourquoy n’as hardiesse et cueur d'oultre passer, Puisque troys dames has de si haultain paraige Advòcates pour toy en la grant court divine i! tant de bien promis par le myen doulx langaige ? Comme par froide nuyt la fleur close et encline - Se radresse au matin, quant des blancz raiz est taincte Du sollei], dont vigueur reprent tige et racine ; Ainsi se remit sus ma vertu jà estaincte; Et si grant hardiesse en mon cueur print son cours, Que lors je commençay comme ung homme sans craincte 0 dame de pitié qui m'a donné secours, EL toy noble et courtoys qui ne t'es faict empos D'obeyr au parler dont m'as faict le discours. Tant m'as persuadé que mon cueur est dispos D'acomplir mon voyage et me faire valoir, Si que retourné suis en mon premier |:ropos.

llor va, que de nous deux ne sera qu’un vouloir : Tu seras le myen duc, tu seigneur et tu maistre. Ainsi lui dis, et, puis qu'il print à se mouvoir, Pour le suyvre j'entray la voye haute et silvestre.

La secondetraduction appartient au seizième siècle et se trouve dans la bibliothèque impériale de Vienne» n° 40201. En voici les deux premiers chants que M. Gomperz, le célêbre érudit toujours occupé des

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