Et cil qui met le monde à la cheance : Démocrite
Noble semblant de moult grand seignorage, 114 Rere parler, vois soef sans esmai. | Nous nous retraismes en un coin de l’estage, En lieu apert, haut et plein de lumiere ; | Si se pooient tuit veoir sans ombrage.
Et là en droit, en mi la vert bruiere Monstré me furent li esprit de grant non, 120 Et les veoir me fist moult l’ame fiere.
Là ert Electre et tuit si compaignon, Où je conui et Hector et Enée, Cesar armé, o regart de grifon.
Je vi Camille, je vi Pentesilée De l’autre part, et puis le roi Latin 126 Assis avec sa fille la membrée.
Je vi Brutus, cel qui chassa Tarquin, Dames romaines de renom sans igal, Et seul à part le sultan Saladin.
Puis, regardant un peu plus loin aval, Je vi le mestre de ceux qui ont science 132 Seoir parmi la gent philosophal.
À lui tuit portent honor et reverence ; Et là je vi et Socrate et Pialon, Qui sont plus près de lui par preference, Empedoclès, Heraclite et Zenon, Et cil qui met le monde à la cheance, 438 Linus, Thalès, Galien, Ciceron, Icil des plantes et de lor grant puissance, Anaxagore, Diogene et Orphée,
qui pensait que le monde était le produit du concours fortuit des atomes. Plus loin, Dante damne les disciples d'Epicure pour avoir cru l’àme mortelle.
138. Linus: c'est le poste dont Virgile parle. (Ég/. IV.) 139. Icil des plantes: Dioscoride.
Tullio e Lino e Seneca morale.
Euclide geometra e Tolommeo, Ippocrate, Avicenna e Galieno, 444 Averrois, che il gran commento feo.
Io non posso ritrar di tutti appieno, Però che si mi caccia il lungo tema, Che molte volte al fatto il dir vien meno.
La sesta compagnia in duo si scema; Per altra via mi mena il savio duca Fuor della queta nell’ aura che trema ; 451 E vengo parte ove non è che luca.
Seneque, en cui morale on a fiance, Et Avicenne, Euclide, Ptolemée, Averroës, qui fit le grant comment, 144 Et Hippocrate, par cui mecine est née.
Ne puis retraire de tous plenierement ; Tant mes lons themes me presse et atarie, Que mainte fois au dire a manquement.
En deus se part des sis la compagnie, Par autre voie li bons dus me conduit De l’aure coie en l’aure qui fremie, 451 Et vais là où nule luors ne luit.
TS