Pyrrhus, le roi d’Epire; Seztus, le fils de Pompée
Le lagrime che col bollor disserra A Rinier da Corneto, a Rinier Pazzo, Che fecero alle strade tanta guerra. »
139 Poi si rivolse, e ripassossi il guazzo. .
qui tint longtemps la mer avec une flotte; il fut vaincu par Agrippa.
437. Rinier Fol : Rinieri Pazzo fut un cavalier de | famille des Pazzi de Valdarno, entre Florence et Arezzo;
Larmes cuisans eternaument desserre À Rinier Fol et Rinier de Cornet, Qui aus chemins firent crueuse guerre. »
439 Puis s’en torna et repassa le guet.
et
il pilla les prélats de l'Église de Rome par le commandement de l’empereur Frédéric II, vers l’an 1228.
437. Rinier de Cornet: fameux voleur du temps de Dante. Corneto est dans la Maremme.
SECOND GIRON DU £EPTIÈME CERCLE ; LES VIOLENTS CONTRE EUX- MÊMES ; LE3 HARPIES; PIERRE DES VIGNES ; LANO DE SIENNE ; JACQUES DE SAINT-ANDRÉ.,
Ce chant, étrange par la conception, est pourtant tout inspiré par un épisode du troisième livre de l'Énéide. Polydore, sur le tombeau de qui a crù une touffe d'arbrisseaux saignants et parlants quand on les rompt ou les arrache, a fourni les traits principaux des scénes tracées par Dante.
Quand Pierre des Vignes, se lamentant par la branche qui a été cassée et qui saigne, reproche aux deux visiteurs leur cruauté à son égard, il s'écrie qu'on ne devrait pas le traiter ainsi, lui et ses compagnons d’infortune, quand méme ils seraient des âmes de serpents. Dante aurait dû se ressouvenir de cette exclamation. Plus loin, nous le verrons insulter, maltraiter en acte et en parole des coupables qu'il rencontre. Ce sont, il est vrai, des Ames de serpents; mais leur supplice est assez rigoureux pour qu'un homme courtois et généreux ne veuille à aucun prix l’aggraver.
Non era ancor di ià Nesso arrivato, Quando noi ci mettemmo per un bosco Che da nessun sentiero era segnato.
Non frondi verdi, ma di color fosco, Non rami schietti, ma nodosi e involti,
6 Non pomi v’ eran, ma stecchi con tosco.
Non han si aspri sterpi nè si folti Quelle fiere selvagge che in odio hanno Tra Cécina e Corneto; luoghi colti.
Quivi le brutte Arpie lor nido fanno, Che cacciar delle Strofade i Trojani
12 Contristo annunzio di futuro danno.
Ale hanno late, e colli e visi umani, Piè con artigli, e pennuto il gran ventre; Fanno lamenti in su gli alebri strani.
E il buon maestro : « Prima che più entre, Sappi che se’ nel secondo girone,
18 Mi cominciò a dire, e sarai, mentre
Che tu verrai nell’ orribile sabbione.
Però riguarda bene, e sì vedrai
8. De Cornet à Cecine: Corneto, petite ville entre les États du pape et la Toscane ; Cécina, fleuve qui traverse la province de Volterre et se jette dans la Méditerranée, à peu d’heures de Livourne, du côté de Rome. Les deux
Nessus à peine traverser fenissoit, Que nous venimes en un espais boscage,
— Qu'aucuns sentiers droitement ne coupoit ;
Sans feuilles vers, mais o noirgor sauvage, Sans rains dressés, mais tors et plein de neus, Sans fruis sur branche, mais venins à outrage.
Recez n’a pas si fors et espineus La sauvagine de Cornet à Cecine,
Qui het les chams cultivés et peupleus.
Ci les Harpies font lor orde couvine, Qui des Strophades chasserent les Troiains, Lor anongant de maus longue traine.
El ont grans ailes, et cols et vis humains, Ungles aus piés, plumes à lor grans ventres,
Et sur les arbres estranges font lor plains.
Etli bonsmestre : «Premiers que plus tu entres, Sache tu es dans le secont geren,
Comença il, e i seras dementres
Que tu viendras en l’horrible sablon.
Por ce regarde : choses verras en vrai
fleuves Cécina et Marta, sur lequel Corneto est situé, forment les limites de la Maremme toscane, lieu insalubre où même aujourd'hui il n’y a que bois et maquis épais.
42. Lor anonçant de maus longue traine: Voy. Virg. En. III, 247 et suivants.
Cose che torrien fede al mio sermone. »
Io sentia da ogni parte traer guai,
E non vedea persona che il facesse; Perch’io tutto smarrito mi arrestai.
lo credo ch' ei credette che io credesse Che tante voci uscisser tra que' bronchi Da gente che per noi si nascondesse.
Però disse il maestro : « Se tu tronchi Qual che fraschetta d’una d’este piante, Li pensier’ che hai si faran tutti monchi. »
Allor porsi la mano un poco avante, E colsi un ramuscel da un gran pruno ; E il tronco suo gridò : « Perché mi schiante? »
Da che fatto fu poi di sangue bruno, Ricominci a gridar : « Perchè mi scerpi?
Non hai tu spirto di pietate alcuno ?
Uomini fummo, ed or sem fatti sterpi; Ben dovrebb’ esser la tua man più pia, Se state fossim’ anime di serpi. »
Come d’un stizzo verde, che arso sia Dall’ un de’ capi, che dell’ altro geme,
E cigola per vento che va via;
Si della scheggia rotta uscia insieme Parole e sangue ; ond’io lasciai la cima Cadere, e stetti come l’uom che teme,
« S’égli avesse potuto creder prima, Rispose il savio mio, anima lesa,
Ciò che ha veduto, pur con la mia rima,
Non avrebbe in te la man distesa;
Ma la cosa incredibile mi fece indurlo ad opra che a me stesso pesa.
Qui osteroient croiance au mien sermon. »
Et jà J'oioie partout traire un lonc wai, Sans veoir nul qui feist tel desroi;
Tout esmarris partant je m'’arestai.
Que je creisse il creï, com je croi, Cil bruis de vois venist, entre les rains,
De gens por nous se tenant en recoi.
Partant me dit li mestres : « Se tu frains Quelque branchete d'aucun arbre en estant, Se desfera ce que penses orains. »
Lores, portant la main un peu avant, D'un prunelier un raincel je cueilli;
Li trons cria : « Que me vas dequassant? »
Puis que li sans qui couloit l’eut noirci, Recomença : » Por quoi m'as deschiré ?
Pitié aucune n’as tu donc en souci? —
Homes nous fumes, or en arbres changé ; Ta mains devroit bien estre plus piteuse,
‘ Eùssions nous serpent sur terre esté. »
Une vers branche, s’ele art toute fumeuse Par l’un des bous, jete un gemissement Par l’autre, et sifle la vapors despiteuse;
Ainsi du rain issoit ensemblement Parole et sans ; d’ont la branche aversiere Laissai cheoir, come hom que paors prent.
« S’avoit pei à ma parole miere,
Lui respondi mes sage, ame offendue, Avant veoir, doner croiance entiere,
Sur toi la main il n’auroit estendue.
Ne pooir croire m’a fait lui conseiller . Ce qui est peine à moi meisme ague.
35. Por quoi m'as deschiré : imitation de Virgile, En. III, 41 : Quid miserum, Ænea, laceras ?
Ma dilli chi tu fosti, si che, in vece D'alcuna ammenda tua fama rinfreschi 54 Nel mondo su dove tornar gli lece. »
E il tronco : « Si con dolce dir m’ adeschi, Ch'io non posso tacere ; e voi non gravi Perch’ io un poco a ragionar m'inveschi.
Io son colui che tenni ambo le chiavi Del cor di Federico, e che le volsi 60 Serrando e disserrando sì soavi, Che dal segreto suo quasi ogni uom tolsi.
Fede portai al glorioso ufizio Tanto ch’ io ne perdei lo sonno e il polsi.
La meretrice che mai dall’ ospizio Di Cesare non torse gli occhi putti, 66 Morte comune e delle corti vizio, Infiammò contra me gli animi tutti; E gl’ infiammati infiammar si Augusto, Che i lieti onor tornaro in tristi lutti.
L’animo mio per disdegnoso gusto, Credendo col morir fuggir disdegno, 72 Ingiusto fece me contra me giusto, Per le nuove radici d'esto legno Vi giuro che giammai non ruppi fede Al mio signor, che fu d’onor si degno.
E se di voi alcun nel mondo riede, Conforti la memoria mia, che giace 18 Ancor del colpo che invidia le diede. »
Un poco attese, e poi : « Da ch’ ei si tace, Disse il poeta a me, non perder l’ora, Ma parla e chiedi a lui se più ti piace. »