La roge eve boillant: c'est le Phlégéthon
Poi disse : « Omai è tempo da scostarsi Dal bosco ; fa che di retro a me vegne.
Li margini fan via; che non son arsi, 442 E sopra loro ogni vapor si spegne. »
Puis dit : « Tems est du gaut nous esloignier; Gart que me suives par derriere en droiture ; N’estant bruslé, li bort nous font sentier, 142 Et desus eus s’amorti tote arsure. »
TROISIÈME GIRON DU SEPTIÈME CERCLE : LES VIOLENTS CONTRE X1- TURE; BRUNETTO LATINI, FRANÇOIS D'ACCURSE, ANDRÉ DE MOZZI.
Le morceau capital de ce chant est la rencontre de Dante avec Brunetto Latini. Le poéte exprime à son ‘ancien maitre un profond respect et une vive amitié, sans que le vice honteux pour lequel il le damne diminue en rien ces témoignages. Il le tient à la fois pour un homme entaché et un maitre vénéré. Cela est singulier; et il n’est pas facile de se faire une idée de l’état moral de Dante à l’égard de celui qui enseigna, suivant sa belle expression, comment l’homme s'éternise.
Mais Brunetto Latini mérite-t-il l'inculpation que Dante a attachée à son nom? Dante, on n’en peut guère douter, a recueilli un bruit qui courait et l'a cru vrai. Mais quelle preuve en donne-t-il ? aucune. Aussi écrivais-je il y a quelques années dans le Journal des Savants, janvier 1865, p. 8 : « M. Chabaille ‘ n’accepte pas l'arrêt prononcé contre l’auteur dont il a publié le texte; et, pour l’infirmer, il se réfère aux blàmes infligés par Brunetto au vice dont Dante l'entache : Chasteé, dit-il, est bele chose, por ce que elle se delite ex convenables choses, au tens, au leu, à la quantité et à la guise qu'il convient; mais li deliz dou siecle desevrez de nature est desmesuréemenl blasmable plus que avoltire (p. 500)... Deliz par male nature est gesir avec les maales, et tels autres deshonorables choses (p. 306)... De luxure viennent avugleté de cuer, non fermeté, amor de soi meisme, haine de Dieu, volonté de ces siecle et despit de l'autre, fornicacion, avoutire, et pechié contre nalure (p. 464). »
11 n'avait pas parlé autrement dans son Tesoretto :
« Deh! come son periti