‹ L'EnferChapitre 7 sur 116 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

nelle; je ne vois pas pourquoi nous avons sacrifié notre mot français au mot italien, d'autant plus que nous avons perdu en même temps le verbe eschargueter, qu'il aurait fallu du moins, si on n'avait pas été des prodigues inconsidérés, remplacer par sentineller, faire la sentinelle. — Les maufez, c'est-à-dire les malfaits, sont les diables. L'opinion du moyen âge était que les démons ‘sont des êtres ridiculement ou odieusement difformes ; Dante est fidèle en tout son Enfer à cette opinion, que le vieux français reproduit exactement par la dénomination populaire de maufez. — On remarquera que Dieu permet aux diables d'emmener ceux qui leur appartiennent et, comme dit Garnier, leurs servants. C'était une idée répandue que les démons avaient droit sur les pécheurs, et qu'ils usaient d'arguments pour repousser les prétentions des saints intercesseurs. Dante a donné place dans son poëme à celte singulièrescolastique. (Voy. Enfer, XXVII, 112-120.) Koruz de rei n’est pas gius de petit enfant.

Ke kumence à haïr, seit pur poi, seit pur grant, Jamais ne l’amera en trestut sun vivant (p. 59). Le vers est bien frappé. Que courroux de roi ne soit point jeu d'enfant, soit chose redoutable, est une pensée qui se trouve dans Homère. Il

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*Ev ar#0ecouv éotou. (Il, I, 80.)

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